Yvette Roudy devant la Délégation aux droits des femmes

Quelques jours avant sa venue dans la Vienne, Yvette Roudy était auditionnée hier par La Délégation aux Droits des Femmes de l’Assemblée Nationale. Ancienne députée, Ministre des Droits des femmes de 1981 à 1986, Yvette Roudy a réaffirmé clairement son engagement féministe à quelques semaines de l’examen du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes porté par l’actuelle Ministre aux droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Présidente de la Délégation, Catherine Coutelle a salué « le parcours sans relâche d’Yvette Roudy et son engagement historique pour l’égalité réelle ».

 

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« Les droits des femmes ? C’est politique. C’est un rapport de force. Il faut que les femmes soient nombreuses et s’organisent. C’est comme une démocratie inachevée : il y a des avancées, des reculs, des stagnations parfois… » affirmait hier Yvette Roudy à l’attention des membres de la Délégation aux droits des femmes. L’ancienne ministre est à l’origine de nombreuses lois dont deux particulièrement célèbres : la loi Roudy sur le remboursement de l’IVG du 31 décembre 1982, et la loi Roudy pour la parité et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes du 13 juillet 1983.

« Par sa globalité, le projet de loi crée une vraie rupture »

Auditionnée dans le cadre du futur projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, Yvette Roudy a invité les parlementaires à approfondir le texte : « supprimer les aides aux partis politiques ne respectant pas la parité », « agir concrètement pour une culture de l’anti-sexisme dès le plus jeune âge », « féminiser les termes de notre société notamment toutes les professions », « veiller à la mise en place effective de plans d’égalité dans toutes les entreprises », etc. Autant de pistes qui étaieront les réflexions de la Délégation aux droits des femmes et sa contribution au débat parlementaire à venir. A cette occasion, l’ancienne ministre à formulé le vœu que «  les associations féministes soient davantage consultées ».

« Le temps partiel est un piège, les femmes l’ont compris »

Revenant sur l’explosion, du temps partiel qui a concerné en premier lieu les femmes, Yvette Roudy a dénoncé « les nouvelles poches de pauvreté représentées aujourd’hui par la caissière du supermarché ». Pour y répondre, « il faut empêcher les grandes surfaces de ne créer que des postes à temps partiel, promouvoir l’accès des femmes à des postes de responsabilité et la mixité des professions ». Il faut que cela change, enfin.

Prostitution : «  sanctionner le client pour appauvrir le marché du proxénétisme »

Profitant de son audition devant la Délégation, Yvette Roudy a rappelé son attachement au combat abolitionniste en matière de prostitution. « La prostitution est un marché. Sans client, le marché s’appauvrit et pousse les proxénètes à se détourner de ce marché » indiquait pour conclure l’ancienne ministre, soutenant ainsi la Proposition de loi Olivier – Coutelle examinée prochainement en séance à l’Assemblée Nationale. 

> Retrouvez le détail des mesures et plus d’informations sur l’esprit du projet de loi de Vallaud-Belkacem

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