Universités : projets locaux et projet de loi

logo_univ_poitiersLe président de l’Université de Poitiers avait invité la semaine dernière les députés de la Vienne à un échange matinal. L’occasion pour Catherine Coutelle de faire le point sur les projets mais aussi sur les enjeux de la prochaine loi sur l’enseignement supérieur.

Pendant plusieurs années Catherine Coutelle, alors Vice-Présidente de l’agglomération de Poitiers, a siégé au Conseil d’Administration de l’Université comme à celui du Centre Hospitalier. Devenue députée, elle n’est plus membre de ces instances. Une conséquence que la parlementaire de la Vienne, qui défend son mandat unique, a souhaité compenser par une présence régulière lors des temps forts de ces établissements, par ailleurs premiers employeurs du département. Ainsi, elle était la semaine dernière à l’inauguration de la bibliothèque Michel Foucault au sein de l’UFR de Sciences Humaines et Arts.

Un contexte de rigueur budgétaire

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que la députée a répondu à l’invitation du président de l’Université, Yves Jean, élu en avril 2012 et qui souhaite cette rencontre régulière pour rendre compte et présenter les projets en cours. Des orientations qui concernent plus de 23000 étudiants, 3000 personnels, 36 laboratoires de recherche, 8 écoles doctorales, etc.

L’Université de Poitiers traverse la crise économique, non sans quelques ajustements budgétaires. Sa dotation globale est réduite de 4,6%. La stratégie immobilière notamment s’adapte au contexte financier. L’Etat signera, avant l’été, la dévolution du patrimoine immobilier à l’Université. Projets du nouveau propriétaire : le regroupement de l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) et de l’UFR de Sciences Economiques et Gestion dans le bâtiment Malraux (ancienne Faculté de Médecine), l’aménagement d’un pôle Musique et Danse, l’extension des locaux de la Faculté de Médecine, récents mais déjà insuffisants au vu du numerus clausus augmenté dans ces formations.

Des chantiers locaux

Egalement évoqués au cours des échanges : les projets et défis de l’Université. Entre autres : un programme pluri-annuel de rénovation et de modernisation du réseau des bibliothèques, le déploiement du numérique, la politique de recherche et l’organisation en « thématiques partagées » permettant des synergies entre laboratoires, les relations avec les collectivités territoriales alors que celles-ci connaissent elles-même difficultés budgétaires et évolutions de leurs compétences, les liens avec le monde économique (outils, portail et lieux d’interface, contrats, dynamiques territoriales, clusters, etc), un programme pour la réussite des étudiants et l’insertion des diplômés, la formation tout au long de la vie, la formation des enseignants (désormais intégrée aux masters universitaires), les réseaux inter-régionaux entre établissements d’enseignement supérieur, le crédit impôt recherche, l’avenir des CHU, etc.

Une loi d’orientation

Enfin, Yves Jean s’était fixé pour objectif au cours de l’heure de discussion avec les député-e-s de les interpeller sur le projet de loi, issu des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et présenté le 20 mars en Conseil des Ministres. Si l’esprit du texte et de la concertation qui y a conduit, semblent en partie satisfaire les responsables universitaires, quelques inquiétudes demeurent sur les règles de gouvernance des établissements, sur les logiques de regroupements, sur l’organisation nationale de l’offre au niveau master, etc.

Des messages entendus par Catherine Coutelle et ses collègues qui ont commencé à plancher à l’Assemblée Nationale sur l’avenir des universités, persuadés de l’enjeu majeur que représentent la formation et la recherche, convaincus aussi de la place centrale qu’occupe l’établissement poitevin dans le paysage local.

 

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