Un pacte pour la confiance avec les acteurs économiques du département

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Lundi, la Préfète de Région organisait à Poitiers une grande manifestation pour présenter le Pacte pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi, engagé par le gouvernement. Les mesures ont été égrenées devant les chefs d’entreprise qui ont pu se rendre compte de leur concrétisation au rythme de différents témoignages. Catherine Coutelle participait à cette réunion.

Dans un contexte de dépression économique, le gouvernement a souhaité apporter une réponse globale pour la relance et mettre en oeuvre un pacte national pour accompagner, encourager les entreprises et restaurer leur compétitivité.

Une mobilisation forte des acteurs économiques est indispensable. Aussi, c’est devant une assemblée nombreuse d’élus, chefs d’entreprise, représentants des chambres consulaires, étudiants, associations d’insertion, etc. qu’Elisabeth Borne, Préfète de Région, Préfète du département, Yves Séguy, Secrétaire Général de la Préfecture, Sous-Préfet de l’arrondissement, et Mme Schaaf-Lenoir, Sous-Préfète de Châtellerault ont détaillé les 35 mesures du pacte avec l’ambition, en actionnant 8 leviers de compétitivité, d’être une étape majeure et décisive dans la sortie de crise du pays et de son économie.

Dans le département, une première préoccupation : les petites entreprises

La photographie économique de la Vienne par le directeur départemental de l’INSEE n’a pas surpris. Dans le département, l’emploi est majoritairement porté par les micros entreprises. Sur ce territoire, 0,7% des entreprises de – de 50 salariés produisent 37% de la valeur ajoutée.

Mais voilà, la productivité est en retrait dans le département de la Vienne, 53 000€ par salarié contre 73 000 € au niveau national.

Les outils du pacte national sont donc déclinés en trois volets :

– le financement (CICE, BPI)
– le développement à l’international et le soutien à l’innovation (VIE, JEI),
– l’orientation, la formation et l’emploi (contrats d’avenir et contrats de génération).

Soutenir l’investissement et l’emploi

La focale est mise inévitablement sur les mesures financières, à commencer par le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi présenté comme une réduction de l’impôt pour embaucher, investir et gagner des parts de marché. Un chef d’entreprise témoignait lundi de la simplicité et de l’efficacité de la démarche qui est en place depuis le 1er janvier. (voir notre article : Le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, c’est dès maintenant)

A la suite, la présentation de la Banque Publique d’Investissement permet de mettre en lumière un nouveau service de proximité pour accéder à des financements performants. Elle constitue déjà un premier choc de simplification puisqu’elle nait de la fusion de plusieurs structures. La BPI offre aux entreprises une palette élargie d’instruments financiers et de conseils pour intervenir à tous les moments du développement de l’entreprise. En Poitou-Charentes, on compte déjà 60 demandes pour 2 millions d’euros et 22 demandes dans la Vienne pour 774 000€. D’ores et déjà, la BPI peut offrir une nouvelle garantie publique de 500 millions d’euros pour répondre notamment aux difficultés d’accès au crédit.

Pour aider les PME dans leurs difficultés quotidiennes, est mis en place un plan de lutte contre l’allongement des délais de paiement. L’État, pour sa part, s’engage à réduire ses propres délais de paiement afin d’atteindre un délai de 20 jours en 2017. Dans la Vienne au 31 décembre 2012, l’État présente une bonne performance avec un délai global de 9 jours.

Baser la croissance sur l’innovation et le développement à l’international

Le crédit d’impôt recherche (CIR), le futur crédit d’impôt innovation (CII) et la restauration du statut de Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) sont autant de mesures qui visent à améliorer l’accès des PME à l’innovation.

La capacité à exporter est renforcée via un accompagnement personnalisé à l’international et le recours accru au Volontariat International en Entreprise (VIE). Le volet international de la BPI est assuré par Ubifrance qui accompagne les entreprises ayant une stratégie claire de développement international.

Les chefs d’entreprise présents ont également pris connaissance (ou son existence leur a été rappelée) du dispositif Prim’Innov qui permet de faire appel à des compétences non disponibles dans l’entreprise dans le cadre d’un partenariat avec les laboratoires de recherche. 60 collaborations de PME/PMI avec des laboratoires sont en place dans le département.

Développer les qualifications, créer de l’emploi pour la jeunesse

Deux mesures phares du pacte national complètent les premiers dispositifs décrits.
Les emplois d’avenir sont destinés à donner une première expérience professionnelle à des jeunes pas ou peu qualifiés et apporter une qualification pour favoriser leur insertion durable dans l’emploi. (voir encadré)

(c’était à lire dans la lettre Maintenant n°44)EMPLOIS D’AVENIR – Priorité à la jeunesse !

Elle était au cœur de la campagne de François Hollande : la priorité à la jeunesse se concrétise dès cette rentrée avec les « Emplois d’avenir ». 100.000 seront créés à l’horizon 2013, pour atteindre 150.000 en 2014.Destinés aux jeunes de 16 à 25 ans peu ou non qualifiés, qui ont du mal à trouver un emploi, ils s’adressent à ceux qui vivent dans les zones urbaines sensibles ou rurales très marquées par le chômage. Pour un jeune, un « Emploi d’avenir » ce sera une première expérience professionnelle… et une qualification à la clé. leur création encouragera également la croissance de secteurs d’avenir tels que les filières vertes, sociales, et d’aide à la personne. Privilégiée également : l’Éducation nationale, pour restaurer un encadrement scolaire affaibli par la droite.
Ainsi, en 2013, 6000 « emplois d’avenir professeurs » seront destinés aux jeunes boursiers désirant s’orienter vers les métiers de l’enseignement.> A PARTIR DU 1ER JANVIER 2013 auprès des Missions locales ou de Pôle Emploi

 

Le contrat de génération, récemment entré en vigueur, doit favoriser l’embauche de jeunes de moins de 26 ans en CDI d’une part et le maintien dans l’emploi des salariés seniors de 57 ans et plus. Le témoignage d’un binôme au Centre Régional d’Information Jeunesse (CRIJ) illustre cette opération. C’est la volonté de transmission des compétences qui est essentielle. La mesure vise au maintien de la compétitivité dans l’entreprise. Pour les deux emplois (jeune et sénior), le coût restant à la charge de l’entreprise équivaut à 60%.

Plusieurs autres outils du pacte national ont pu être détaillés au cours de la soirée, en même temps que la Préfète rappelait l’engagement du Président de la République pour un choc de simplification. Un défi pour lequel les services préfectoraux et interlocuteurs des acteurs économiques se tiennent à l’écoute des propositions dès maintenant.

A l’issue de cette étape de vulgarisation du Pacte National, Catherine Coutelle reste convaincue de la nécessité d’aller à la rencontre des entreprises pour entendre leurs attentes et leur vécu de ces mesures publiques en leur direction. La mobilisation de tous sur le terrain favorisera les conditions d’une relance économique et de la création d’emplois.

 

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