Travail dominical : pour les Français, c’est toujours NON !

La crise semble autoriser n’importe quel recul social, maquillé en « initiative moderne pour la compétitivité et l’emploi ». Mais les Français ne sont pas dupes.
Ainsi, après avoir dérèglementé les heures supplémentaires, saborder les 35 heures, dénaturé le code du travail, le gouvernement retrouve son cheval de bataille : le travail du dimanche.

Nous avons déjà examiné cette proposition. Mais les Français n’en veulent pas. Et sous la pression des citoyens, les députés de la majorité ont reculé. Ils ont fuit le débat et le projet a été ajourné.

Alors, comme à plusieurs reprises sur d’autres textes, le gouvernement veut passer outre. La loi est annoncée pour juillet et la discipline sarkozyste devra permettre son adoption.
Mais les Français n’ont pas changé d’avis !

Le travail du dimanche est une triple erreur : économique, politique et sociétale que nous avons déjà dénoncée.
Economique parce que les Français ne dépenseront pas le dimanche l’argent qu’ils n’ont pas la semaine. Politique parce qu’il ne suffit pas d’acheter un sondage d’opinion pour convaincre, bien au contraire. Sociétale, parce que cette évolution serait majeure. Elle irait à l’encontre de notre politique de civilisation, de notre qualité de vie et de la cohésion sociale et familiale. Et même, elle aggraverait notre dépense énergétique et notre impact environnemental.
Quant aux femmes, elles seraient une nouvelle fois les premières victimes d’une telle mesure (emplois dans le commerce, problématique de la garde d’enfants…).

Les Français veulent des solutions. Au contraire, le travail dominical ajoute de la crise à la crise.

Assez ! Il y a quelque chose d’anachronique dans l’annonce du ministre Hortefeux. Alors que la crise économique a sonné le glas de l’ultra-libéralisme, alors que tous souhaitent et réfléchissent à une nouvelle consommation, la proposition de généraliser le travail le dimanche relève d’un humour noir que les Français n’apprécieront que très modérément.

Si le gouvernement maintient cette provocation, je serai, avec mes collègues socialistes, porte-parole d’une majorité de Français, combative pour une autre conception de la société et de la vie.

2 commentaires

  1. Depuis un temps devenu assez long nous n’arrêtons pas de parler du travail du dimanche mais jamais comment faire pour qu’il devienne absent de nos discussions .Sans nous focaliser sur une loi qui sera votée contre la majorité du peuple c’est à nous citoyens d’agir .
    Le moyen le plus simple est de ne pas aller dans ces magasins le dimanche et jours fériés . A quoi servent les réfrigérateurs que n’avaient pas nos anciens s’il faut faire ses courses alimentaires ces jours là ? L’évolution domestique a-t- elle servi à améliorer le sort de millier de salariés ou l’a-elle rendu plus esclaves au travail et à la consommation nullement obligatoire. De plus une minorité de salariés doit il subir le manque d’organisation personnelle de certains .
    Devant un manque de clients ces grandes enseignes regardant leurs intérêts fermeront ces jours là. Ce qui est demandé à des salariés à bas salaires les responsables à revenus conséquents ne le font pas puisque dimanches et jours de fêtes ils se reposent ou font du sport .C’est étrange comme les sièges sociaux de ces enseignes sont silencieux ces jours là et justement pourquoi le sont -ils ?
    Une chose est certaine c’est à nous d’agir il faut que faire des achats dans les magasins devienne du dernier ringard et de la bêtise du 20ème siècle .L’économie doit être au service d’homme et non le contraire .

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  2. Ce travail du dimanche m’agace au plus au point ayant subi les travers de ce soit disant travail rémunérateur et profitable pour tous pendant plus de 26 ans .il est étonnant par exemple de voir que l’on offre souvent une rose aux clientes le jour de la fête des mères en oubliant que les vendeuses sont ce jour là aussi des mamans à qui l’on gache la fête.
    Mais nous dire que cela créera 40 000 emplois est un des gros bobards de ce gouvernement umpiste car la seule étude sérieuse du Credoc prédit 14000 destruction de poste dans les commerces de proximité. Les prix devront aussi augmenter car les salariés seront payés plus cher et encore s’ils ne leur donnent pas des jours de récupération dans la semaine pour ne pas les payer.
    Mais qu’a fait le peuple des salariés pour recevoir autant de haine de la part des nantis dirigeants ? Veulent ils nous faire retourner sous Zola ?
    En sortant du sujet il faut savoir que la différence entre un patron banquier et un ouvrier c’est que ce dernier s’il fait une connerie on le vire sans indemnité et le banquier on le garde en lui donnant des primes car il a fait parler de sa banque.Deux poids deux mesures.

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