Table ronde SANTE

Ce mercredi, j’ai rencontré des professionnels de santé. Ce fut l’occasion d’un dialogue fructueux qui m’a permis de faire un tour d’horizon des différents acteurs et des difficultés qu’ils rencontrent.

Les tensions sont nombreuses à l’hôpital. Aux urgences, les temps d’attente sont parfois considérables. Dans les services, les personnels sont très fréquemment en nombre insuffisant surtout l’été où l’on « ferme » des lits; ces derniers sont souvent réouverts sans que les personnels nécessaires soient présents.
L’absence de pilotage de notre système de santé profite aux lobbies et en particulier à l’industrie pharmaceutique. Il règne une confusion dans la répartition des tâches entre les différents acteurs qui nuit à l’optimisation de l’utilisation des moyens.
Par ailleurs, la prise en charge de la dépendance et la convalescence doit s’appuyer sur un travail en réseau qui commence à s’organiser sur la circonscription.
Depuis la réforme Douste-Blazy (2004), les assurés sociaux ont vu leurs cotisations augmenter et leurs remboursements diminuer. Si, ce phénomène n’est pas nouveau et se perpétue depuis les années 70, la réforme de 2004 marque cependant une rupture et un changement de logique. La collectivisation de la dépense de santé est peu à peu abandonnée au profit d’une individualisation. La franchise médicale est une taxe comme la franchise auto en cas d’accident. La mise en place de plusieurs franchises médicales va accentuer le phénomène d’individualisation. Je m’oppose fermement à la mise en place de telles franchises injustes socialement, inefficaces économiquement et dangereuses en terme santé publique.
Les dépassements d’honoraires, les refus de soins pour les titulaires de la CMU et la désertification médicale sont des sujets d’inquiétude pour nos concitoyens.
Par ailleurs, l’hôpital public connaît des difficultés. Pour la gauche, il doit rester la colonne vertébrale de notre système de santé car il assure les grandes missions de service public (formation, recherche, urgences, action sociale). Son financement sera à mes yeux prioritaire.

Face à la dégradation de notre système de santé, je me battrai avec les députés de gauche à l’Assemblée Nationale pour :

– donner la priorité à la prévention et à l’hôpital public;

– limiter les dépassements d’honoraires et refuser la mise en place de franchises;

– aider à l’installation des médecins dans les zones rurales et les quartiers difficiles.

Lors de mes nombreuses rencontres avec les habitants, j’ai pu constater que les préoccupations nationales se retrouvaient dans notre circonscription qui a la particularité d’accueillir de nombreux établissements de santé (CHU, Cliniques….).

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