Soutien des présidents d’université à Ségolène Royal

PARIS, 17 avr 2007 (AFP) – Quatorze présidents d’université ont apporté mardi leur « soutien » à Ségolène Royal pour la présidentielle, selon eux « seule capable d’incarner l’espoir d’un changement de cap nécessaire » pour l’enseignement supérieur et « capable de garantir un service public de qualité ».
« Nous, présidents et anciens présidents d’université, faisons appel à Ségolène Royal pour qu’elle engage résolument le pays dans la perspective d’un renouveau des universités », écrivent-ils dans un texte de soutien rendu public mardi.
« Elle seule est capable d’incarner aujourd’hui l’espoir d’un changement de cap nécessaire, loin des injonctions péremptoires du passé et des arrogances du présent », assurent-ils.
Fustigeant le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, les présidents d’université estiment que ses propositions « font courir le risque d’une université à deux vitesses ciblant quelques établissements pour des opérations de prestige, sous dépendance massive des fonds privés ».
« Qui peut croire un instant les promesses pharaoniques d’un candidat qui aligne les milliards de dépenses nouvelles tout en s’engageant à réduire à la fois la dette publique et les prélèvements obligatoires ? », interrogent les présidents d’universités.
« Qui peut croire à la relance de l’emploi scientifique alors que l’on avance une nouvelle fois l’objectif d’une réduction drastique des effectifs de fonctionnaires ? », insistent-ils.
Ils estiment en outre que les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002, « dans lesquels Nicolas Sarkozy avait une place éminente », « n’ont rien fait pour améliorer le système français ».
« Chacun sait que l’égalité des chances est pour partie un leurre dans notre pays et que la ségrégation scolaire et universitaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales », commentent-ils.
Pour eux, « une autre politique est nécessaire, qui prenne mieux en compte l’avis des citoyens et des acteurs » de l’université en étant « plus attentive au rayonnement de la recherche française, à ses retombées économiques, sociales et culturelles, à la réussite du plus grand nombre d’étudiants dans nos universités et à leur insertion professionnelle durable ».

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