Réponse à Centre Presse

Catherine Coutelle répond dans le Centre Presse du jeudi 14/06/2007 à Centre Presse. Voici ses réponses aux 3 questions.


1/ Si vous êtes élu (e) que ferez-vous très concrètement pour les habitants de votre circonscription ?

D’abord orienter, contrôler le gouvernement au service de tous les français(e)s.
Ensuite, avec Philippe Brottier : Animer le réseau des élus des 38 communes avec des réunions régulières, thématiques, locales et en fixant des objectifs à atteindre en 5 ans. Je propose 10 axes de travail immédiats :

– sauvegarde et optimisation des centres-bourgs
– maintenir les services publics (poste, gendarmerie, école…)
– développer les services de proximité (petite enfance, personnes âgées…)
– maintenir le commerce de proximité (en concertation : commerçants, élus, fonds d’état, grands groupes…)
– développer une véritable politique de déplacements en commun vers les lieux de travail
– encourager l’éco-habitat, en construction comme en rénovation
– accompagner la création, le développement et la transmission des PMI-PME
– permettre des aides publiques adaptées à des créations d’emploi en CDI
– travailler en concertation avec le monde agricole à la survie des exploitations
– intégrer dans chaque démarche publique les enjeux du développement durable pour notre territoire

2/ Le gouvernement Fillon est favorable à une loi sur l’autonomie des universités, qu’est-ce que ça peut changer pour celle de Poitiers ?

Une loi, votée en catimini au début de l’été, sans concertation, portant sur la seule question de l’autonomie n’augure rien de bon. La crise du CPE n’a pas suffi. L’autonomie n’est pas le problème prioritaire de l’enseignement supérieur même s’il est indispensable de proposer une évolution du mode de gouvernance.
Membre du Conseil d’Administration de l’Université, je connais ces problèmes, en particulier à Poitiers. Le mouvement ‘Sauvons la Recherche’ avait exprimé le désarroi des chercheurs français. Les promesses n’ont pas été tenues. La nation n’investit aujourd’hui pas suffisamment dans la recherche et l’enseignement supérieur. La situation est alarmante. Le taux d’échec est bien trop important. L’orientation, l’accompagnement des étudiants au cours du 1er cycle sont indispensables. Une allocation d’autonomie doit permettre aux étudiants de se consacrer pleinement à leurs études sans se salarier ni économiser sur leurs dépenses de santé. La gauche s’est engagée fortement sur ce sujet.

3/ Comment accompagner l’urbanisation galopante des cantons ruraux de la circonscription (La Villedieu-du-Clain, Vivonne, Vouillé)?

Lorsque ailleurs c’est la désertification, je préfère l’urbanisation des cantons ruraux profitant du dynamisme de la capitale régionale.
Il faut par contre un vrai travail de concertation avec les maires et ne pas les laisser isolés dans la mise en place de ce qui est nécessaire pour maîtriser, contrôler cette urbanisation.
Il faut également intervenir auprès de l’Etat pour que cesse le désengagement actuel si l’on ne veut pas asphyxier les communes et leurs habitants. 2 exemples :
    – Les communes ne pourront pas faire face aux investissements en matière d’assainissement si les subventions de l’Agence de l’Eau diminuent encore. Pour certaines, la situation est catastrophique.
    – Les communes ne pourront pas non plus faire face à la mise place ou au maintien des structures de petite enfance si la CNAF continue à se désengager comme elle le fait.
Sur ce territoire, comme « députée autrement » je veux faire travailler ensemble les différents acteurs pour que les projets avancent.

1 commentaire

  1. Pour la 3ème réponse:

    Je ne partage pas votre point de vue techniquement, mais la démarche est volontariste: j’apprécie votre discours, mais il faut le forger plus solidement encore au réel.

    Je pense que l’urbanisation des cantons et communes rurales pose la question de la périurbanisation (consommation d’espace, d’énergie, voitures etc…) mais surtout la question du PRIX de l’immobilier pour bon nombre de ménages.

    Si les secteurs ruraux ont la cotte dans la Vienne, c’est parce que le foncier y est peu cher, et qu’il est possible d’y construire sa maison sur son lopin de terre pour le prix d’un F3 à Poitiers, un F1 à Paris.

    Mais cela n’est pas sans poser de problèmes à des élus peu préparés au débarquement de masses de ménages, aux investissements en équipements à assurer etc… le tout en subissant sans trop maîtriser leur PLU. Il faut maîtriser ces flux et informer les élus des marges raisonnables dont ils disposent.

    Si l’on veut agir, il faut avant tout agir en commun avec la ville centre (Poitiers) car la logique à l’oeuvre couvre l’aire urbaine: la ville centre doit avoir son mot à dire et les élus locaux doivent pouvoir maîtriser leur développement sans le subir à terme.

    Pour changer la donne, il faut proposer un projet de loi sur l’urbanisme, l’immobilier et les transports tout en donnant des instances de gouvernance adaptées aux questions du logement des français: à quand une AO "logement"?

    Question 2:
    S’il n’y avait que l’autonomie des universités comme débat… L’enjeu est trop énorme et essentiel pour tout dire ici.
    A lire: Pierre Lunel (tout y est dit ou presque)

    Question 1: Je partage des points de vue: mais certains sont clairement intenable: promettre du TC pour tous dans des tissus si peu dense est techniquement et économiquement TRES difficile. Par ailleurs c’est agir en correction aux erreurs d’urbanisation sans se donner les moyens d’avoir du TC compétitif…
    Le seul levier provient du dynamisme économique: créer de l’emploi, améliorer le niveau de vie et la qualité de vie: voilà un bel objectif pour un(e) députée !
    L’économie de "l’environnement" (pôle éco-industrie) est sans doute la piste à mettre en avant… avec des JEUNES qui ont plein d’idées et la technologie en main…

    L’université est une mine de talents: il faut les aider pour mettre le pied à l’étrier et faire valoir leurs compétences.
    Confiance et innovation, la Vienne peut porter ce défi.

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