Rencontre avec Ban Ki-moon

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Le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon reçu ce lundi à l’Assemblée nationale par le Président Claude Bartolone

En voyage officiel en France, le Secrétaire Général de l’ONU était ce midi reçu à l’Assemblée nationale par le Président Claude Bartolone. Catherine Coutelle participait à cette rencontre placée sous le signe de la contribution des parlementaires à la défense des droits humains et au développement de la paix dans le monde.

Aux côtés des troupes françaises, des troupes maliennes. Dans les tribunes, des représentants de la République du Mali et le Secrétaire Général des Nations-Unies. Sur les Champs-Elysées, hier, le symbole était fort : quelques mois après le démarrage de l’opération Serval, la présence de Ban Ki-moon rappelait que le retour à la paix était le but d’une intervention demandée par le Mali, encadrée par l’ONU et conduite par la France. Dans une même logique de promotion de la paix et du développement, le Secrétaire Général des Nations-Unies, en voyage officiel en France, était reçu ce midi à l’Hôtel de Lassay après avoir échangé à l’Elysée avec François Hollande.

Union interparlementaire et parlements nationaux engagés

Au programme des échanges avec les vice-président-e-s et président-e-s de Commissions et Délégations de l’Assemblée invités à cette rencontre : le Mali bien sûr et plus généralement le Sahel, mais aussi la Syrie, le Liban, le processus de paix au Proche-Orient, la République centrafricaine, la situation en Egypte… Au-delà de ces sujets sujets très sensibles, la rencontre aura été l’occasion pour Ban Ki-moon de rappeler l’un de ses credo : le nécessaire engagement des parlements nationaux dans l’action engagée par l’ONU avec l’Union Interparlementaire (UIP).

Créée en 1889, cette instance interparlementaire mondiale plus que centenaire et méconnue, a milité dès le début du XIXème siècle pour ce qui deviendra dans les années 20 la Société des Nations et, deux décennies plus tard, l’Organisation des Nations-Unies. Depuis 2002, l’UIP a un statut d’Observateur permanent à l’ONU. Une reconnaissance qui aura permis la montée en puissance de son soutien à la paix et au développement promus par cette dernière.

Quatre directions pour la paix et le développement

Ban Ki-moon, Secrétaire Général depuis 2007, aura d’ailleurs contribué à renforcer ce statut : le 19 juillet 2010, devant la Conférence mondiale des présidents de parlements de l’Union interparlementaire, il mobilisait les Parlements nationaux dans quatre directions : relever les grands défis du temps en finançant les objectifs correspondant et en rappelant aux Gouvernements leurs engagements internationaux ; être « une source de stabilité », un lieu politique où les tensions s’apaisent ; s’engager pour le désarmement nucléaire ; et enfin contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire fixés par l’ONU. Sur ce dernier point, pour soutenir concrètement les engagements pris par le Secrétaire Général et les Nations-Unies, Claude Bartolone faisait d’ailleurs part aujourd’hui de son souhait que la France puisse accueillir l’année prochaine une grande conférence internationale sur le climat, avec la volonté de dépasser l’échec de Copenhague ou les demi-teintes de Doha.

 

 

Phumzile Mlambo-Ngcuka succède à Michele Bachelet
Hasard des calendriers, c’est aujourd’hui que les Nations-Unies ont annoncé avoir choisi celle qui dirigera désormais ONU Femmes, après le départ de Michele Bachelet (candidate à la présidence de la République du Chili) que Catherine Coutelle avait d’ailleurs rencontré au printemps à New-York dans le cadre de la 57ème session de la Commission de la Femme. C’est donc l’Africaine du Sud Phumzile Mlambo-Ngcuka qui dirigera l’organisation internationale désormais. Ban Ki-moon, qui rappelait lors du déjeuner à Catherine Coutelle l’importance qu’il attache aux droits des femmes, a salué l’arrivée de Madame Mlambo-Ngcuka en saluant sa « vaste expérience dans la défense des questions relatives aux femmes ainsi [que sa ] conjugaison de compétences dans le leadership stratégique, la recherche du consensus et la gestion pratique ». Pour mémoire, Ban Ki-moon a déclaré que l’autonomie des femmes est l’une des sept priorités de son second mandat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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