Rencontre

Lundi, je rencontrais Mme Hasna Hassan-Ali, députée de Djibouti. Cette femme s’engage dans son pays contre la pratique de l’excision et je salue son combat. Nous avons échangé sur ce thème et sur d’autres. Une rencontre passionnante.

Madame Hasna Hassan-Ali, députée à l’Assemblée Nationale de Djibouti et représentante de son pays au Parlement panafricain en Afrique du Sud, est Présidente de l’Association des Femmes de Tadjourah (AFT). Cette association mène un combat pour l’émancipation de la femme djiboutienne à plusieurs niveaux.

Avant de s’attaquer aux mutilations génitales féminines (MGF), pratiques ancestrales et encore vivaces à Djibouti, Madame Hasna Hassan-Ali et l’AFT se sont investies dans la lutte pour l’indépendance économique des femmes par la création et la vente d’objets artisanaux. Sans les activités génératrices de revenus, ces femmes étaient financièrement totalement dépendantes de leurs maris, ce qui ne facilitait ni les relations de couple ni la prise en compte de la dignité des femmes dans le foyer. AFT a progressivement gagné la confiance et l’estime des femmes bénéficiaires.

Après ce premier acquis important, Madame Hasna Hassan-Ali et son association s’emploient à la protection des femmes contre les MGF, pratiques ancestrales dangereuses et devenues dégradantes pour la dignité et le respect des femmes.

Le travail de Madame Hasna Hassan-Ali est reconnu à l’UNESCO, qui a diffusé un film documentaire de 80 min sur ce sujet, à travers lequel, elle apporte son témoignage. Il est aussi connu par le GAMES qui lutte contre les mutilations génitales féminines.

Madame Hasna Hassan-Ali séjournait en France pendant 1 mois. L’association Sanza, avec le soutien du centre socio-culturel des 3 Cités, a accueilli cette personnalité djiboutienne, pour partager, avec les différents acteurs associatifs, institutionnels, professionnels locaux interpellés par les problématiques de la dignité humaine et notamment par celle des violences faites aux femmes.

Je n’ai pu me libérer pour cette soirée comme je l’aurais voulu. C’est pourquoi j’ai demandé à Mme Hassan-Ali de la rencontrer en début de semaine.

Je ne résiste pas pour conclure, à vous livrer ce proverbe africain : « le degré de civilisation d’une société se mesure à la place qu’elle fait aux femmes, à l’enfant et aux vieux ».

1 commentaire

  1. Bonjour

    Ayant rencontré M. Hasna Hassan-Ali à Djibouti, lors des préparatifs des Assises Nationales de l’Artisanat, j’ai pu mesurer l’importance du combat qu’elle mène avec son association pour lutter contre la pauvreté de la femme tadjourienne (et à la femme djiboutienne en générale).
    Cette parlementaire, grande figure du milieu associatif djiboutien a su imposer sa marque et sa vision de l’émancipation de la femme (pierre angulaire du développement de l’Afrique).

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