Réformer l’Université : investir dans les générations futures

Mardi 28 mai 2013, les député-e-s ont adopté, en première lecture, le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et la recherche. Face à l’illisibilité des formations, à la faible attractivité des filières scientifiques, aux redoublements en très grand nombre en licence, aux débouchés incertains pour les doctorants, investir dans la connaissance, c’est préparer l’avenir. C’est ce que permet la réforme en garantissant l’amélioration de la qualité de vie des étudiants et l’insertion professionnelle de tous. Retour sur les nombreuses nouveautés du projet de loi.

univ

Enjeu décisif pour le redressement de notre pays, cette réforme attendue de l’enseignement supérieur, portée par la Ministre Geneviève Fioraso, est une des priorités gouvernementales pour cette session parlementaire. Mettre fin à l’hyperprésidentialisation des établissements, garantir les moyens à l’autonomie, permettre la simplification et la spécialisation progressive des diplômes, promouvoir la recherche comme outil de la croissance : autant d’enjeux au cœur de ce texte.

Objectif : 50% de diplômés du supérieur dans une classe d’âge

Pour une meilleure orientation et insertion professionnelle de tous, le projet de loi comporte des avancées importantes :

– réforme du « cycle licence » pour favoriser la spécialisation progressive et les passerelles, évitant les redoublements, et favorisant l’orientation entre le lycée et l’enseignement supérieur.

– renforcement et valorisation des filières courtes en donnant une priorité d’accès aux bacheliers professionnels et technologiques en STS et IUT.

– simplification des intitulés de licences et de masters pour améliorer la lisibilité des formations et faciliter l’insertion professionnelle.

– reconnaissance du doctorat pour la haute fonction publique et le secteur privé.

– doublement du nombre d’étudiants en alternance et encadrement des stages pour éviter les abus, tout en les développant dès le premier cycle.

– renforcement de l’attractivité internationale par des formations en langues étrangères.

– entrée des universités dans l’ère du numérique, avec la reconnaissance de l’informatique comme réel outil pédagogique.

Une nouvelle ambition pour la recherche au service de l’emploi et de la compétitivité

Le projet de loi réaffirme également l’importance d’un Etat « stratège » qui définit les grandes priorités nationales d’ici à 2020 et promeut l’innovation et l’emploi. Quelques illustrations :

– création d’un agenda stratégique pour la recherche « France-Europe 2020 », en harmonie avec le programme européen « Horizon 2020 ».

– développement du transfert des résultats de la recherche vers le monde socio-économique en inscrivant le transfert comme mission de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

– préservation de la recherche fondamentale en simplifiant les modalités de financement et d’évaluation, développer la recherche technologique en ciblant les PMI–PME.

Prochaine étape : l’examen du projet de loi au Sénat, à partir du 18 juin.

 


« Amendements égalité » adoptés

La semaine dernière, nous vous présentions les amendements au projet de loi relatif à l’enseignement supérieur portés par Sébastien Denaja, Catherine Coutelle et des député-e-s de la Délégation aux droits des femmes. Parité renforcée dans les instances de l’enseignement supérieur, plan d’action pour l’égalité – parité, lutte contre le harcèlement sexuel : tels étaient les buts. La plupart des amendements ont été adoptés en séance lors de l’examen de la loi en première lecture. Avec notamment un ajustement souhaité par le Gouvernement : plutôt que d’obliger à la création d’un-e chargée de mission égalité dans les Universités, une mission sera créée. Elle devra veiller à permettre l’orientation des filles dans toutes les filières, au respect des règles de parité dans toutes les instances et à faciliter les recours en cas de harcèlement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *