Réforme du collège : Najat Vallaud-Belkacem poursuit la refondation de l’école

Najat Vallaud-Belkacem était mardi devant les député-e-s socialistes pour présenter notamment la réforme du collège. Maîtrise des fondamentaux, pédagogie créative et personnalisation des enseignements : « la Ministre s’attaque aux trois bons leviers », se félicite Catherine Coutelle.

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Pour Catherine Coutelle, c’est un sujet de préoccupation constante : l’éducation doit corriger les inégalités sociales. C’est pourquoi, alors que le « collège unique » a déjà plus de cinquante ans, la députée était parmi les premières à saluer la réforme portée par la Ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, le 11 mars dernier (lire le communiqué).

« Quel niveau atteindre en troisième ? »

Et avant tout, elle saluait l’importance accordée à la méthode. Comme le rappelait Najat Vallaud-Belkacem mardi, il s’agit de répondre à une question structurante : « quel niveau atteindre en troisième ? » Une question fondamentale et qui présente le mérite de concevoir la réforme en mettant l’élève au cœur, et non pas en fonction de l’organisation actuelle des enseignements. Et pour y répondre, trois « leviers » s’imposent d’évidence pour agir efficacement.

Premièrement, la maîtrise des fondamentaux. Sur ce point, la réforme est aussi simple qu’ambitieuse : des attendus clairs en français et en mathématiques mais pas uniquement, un socle exigeant et une véritable maîtrise de ces fondamentaux sans lesquels aucun enfant ne peut être considéré comme vraiment préparé pour la suite du collège, quelle qu’elle soit.

Deuxièmement, introduire une « autre pédagogie » : pour faire vivre cette aspiration constante concrètement, la réforme propose une clé, celle du travail en groupes interdisciplinaires, sur des thèmes qui associeront plusieurs matières dans une logique d’ouverture au monde et aux autres. Enfin, troisièmement et en prolongement, la Ministre entend avancer sur la personnalisation des enseignements : en petits groupes, avec un temps d’autonomie de 20% pour les élèves, elle permettra aussi d’introduire la culture numérique et une deuxième langue vivante dès la cinquième. Pour réussir cela, la Ministre annonce, de plus, des moyens, avec la création de 4000 postes d’enseignants. « La réforme portée par Najat Vallaud-Belkacem est aussi ambitieuse qu’attendue (…)  Elle entre en phase de concertation, elle doit réussir, et j’ai la conviction qu’elle va réussir. Tous les acteurs de la communauté éducative ont le devoir de s’y employer », soulignait Catherine Coutelle dès le 11 mars dernier.

 

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