Projet de loi « Développement » : une double première, une avancée pour l’égalité femmes – hommes

Communiqué de presse
de Catherine Coutelle, Députée,
Présidente de la Délégation de l’Assemblée Nationale aux Droits des Femmes
et à l’Egalité des chances entre les hommes et les femmes
Co-Présidente du groupe parlementaire « Genre et droits des femmes à l’international »

developpement_afrique_ecole__tableau_femme_580_w

Le projet de loi pour le développement dans l’Hémicycle :
une double première, une avancée pour l’égalité femmes – hommes

Avec l’examen aujourd’hui du projet de loi Canfin sur le développement, il faut saluer une double première. D’une part, le Parlement est appelé pour la première fois à débattre sur la politique de développement de la France, auparavant domaine réservé de l’exécutif. D’autre part, l’égalité entre les femmes et les hommes y est désormais promue au rang des objectifs de la politique de développement : l’intégration systématique des problématiques de genre dans les actions menées par les acteurs de l’aide au développement devient une des priorités transversales assumées de la France, et la présidente de la Délégation aux droits des femmes et co-présidente du groupe parlementaire « genre et droits des femmes à l’international » que je suis se réjouit évidemment de cet engagement du Gouvernement.

Des amendements dont je suis la première signataire permettent d’enrichir le texte et de renforcer les engagements de la France sur la scène internationale :

– pour que l’égalité femmes-hommes soit inscrite concrètement non seulement dans les objectifs du projet de loi mais aussi dans les « principes » de l’aide publique au développement de la France ;

– pour écrire explicitement dans le projet de loi l’objectif gouvernemental de 50% de projets de développement visant l’amélioration de l’égalité entre les femmes et les hommes, édicté en 2012 par la stratégie Genre et développement ;

– pour que la France s’efforce de promouvoir l’accès universel à la planification familiale, à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse ;

– et enfin pour que la politique de développement française soutienne particulièrement l’entrepreneuriat féminin, l’accès des femmes aux responsabilités économiques et sociales, mais aussi à la terre et à l’héritage (les femmes possèdent aujourd’hui moins de 2% des terres dans le monde, et les femmes vivant en milieu rural reçoivent moins de 10% des crédits disponibles pour l’Afrique).

D’après les estimations des Nations-Unies, plus de 60% des personnes vivant dans la pauvreté sont des femmes et/ou des jeunes filles. Les obstacles à leur émancipation sont nombreux : violences, coûts de scolarisation, insécurité, mariages et grossesses précoces. Conséquences ? Chaque jour, 39 000 mineures sont mariées et forcées de quitter l’école dans le monde ; la grossesse est la première cause de mortalité chez les 15 à 19 ans ; enfin, avant l’âge de 5 ans, les filles ont 3 fois plus de risques de souffrir de malnutrition que les garçons.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *