Programmation militaire 2014-2019

Les député-e-s ont examiné cette semaine le projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019. Celui-ci présente les orientations de la politique de défense française des six prochaines années issues du « Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale » publié le 29 avril 2013. Membre de la Commission de la défense, Catherine Coutelle était présente dans l’hémicycle pour suivre l’examen du texte.

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Après l’adoption en première lecture au Sénat, la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019 est examinée par l’Assemblée nationale. Le projet de loi présente une ambition à la hauteur des besoins, des responsabilités et du rang de la France.

Une programmation ambitieuse : 190 milliards d’euros pour 2014-2019

Dans un contexte marqué par une situation financière difficile, un environnement stratégique incertain et la nécessité de la modernisation de nos équipements, la majorité fait le choix de maintenir un niveau d’ambition et de responsabilités élevées sur la scène internationale, tout en garantissant la protection de sa population. La LPM prévoit un budget de 190 milliards d’euros pour les six années (autour d’1,5 % du PIB) et une modernisation des matériels (transport aérien, ravitaillement en vol, hélicoptères, satellites, frégates, programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre…). Elle s’accompagne également d’une déflation des effectifs (24 000 postes en moins) qui reste néanmoins bien en deçà des actions entreprises par la droite lors de la dernière mandature. En effet, l’UMP fut à l’initiative de 54 000 suppressions d’emplois lors de la précédente loi de programmation militaire.

Trois missions fondamentales

La programmation militaire donnera à la France la capacité d’assumer simultanément ses trois missions fondamentales en matière de défense : la protection du territoire et de la population, la dissuasion nucléaire, et l’intervention sur des théâtres extérieurs, tant en gestion de crise qu’en situation de guerre. Elle permettra également de conserver une industrie de défense de premier rang mondial. Enfin, le projet de loi traduit la nouvelle donne stratégique que constituent la cyber défense et le renseignement ; il prévoit le renforcement des capacités d’action dans ce domaine et une adaptation du droit à ces nouveaux défis.

 

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