Pas de quartier pour les inégalités

J’ai signé aujourd’hui l’appel « Pas de quartier pour les inégalités« . Cette initiative de l’AFEV vise à interpeller sur la situation des quartiers dits sensibles et particulièrement quant à l’exclusion d’une partie de la jeunesse.
Je travaille avec l’AFEV depuis plusieurs années. Les centaines de bénévoles étudiants à Poitiers agissent chaque semaine auprès d’enfants des quartiers de Poitiers (3 cités, Couronneries, etc.). Leur action apparait aujourd’hui indispensable. Ils sont une des réponses, partie prenante de la politique éducative et un outil important du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.
La campagne Pas de quartier est la volonté de ces jeunes qui s’engagent de sonner l’alarme. Ils estiment que la dégradation de l’emploi et de la formation de centaines de jeunes dans les quartiers est une catastrophe nationale. Je suis d’accord avec eux. Ils réclament la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la question. Pourquoi pas. En tout cas, la puissance publique doit prendre conscience de l’urgence de la situation. Nous ne pouvons laisser un tel échec se confirmer pour autant de jeunes. Nous avons les moyens d’agir. L’action de l’AFEV est une réponse. Il y en a d’autres. Nous devrons les mobiliser. Aujourd’hui, je veux me joindre à leur appel… pour que les choses bougent !

le texte de l’appel

CAMPAGNE LANCÉE PAR L’AFEV
(Association de la Fondation Étudiante pour la Ville)

Chaque année, 20 % d’une génération quitte le système scolaire sans qualification et 40 % des jeunes dans les quartiers en difficulté sont sans emploi. L’exclusion d’une partie de la jeunesse est l’une des causes des troubles violents qui agitent les banlieues, les discréditent injustement et plongent leurs habitants et ceux qui y travaillent chaque jour un peu plus dans le découragement.

Cette situation n’est plus supportable. Il est urgent de renforcer la lutte contre les inégalités et les discriminations : la fatalité d’être né ou d’habiter dans un quartier ne doit plus exister !
Cette crise pointe notamment les limites des politiques publiques d’éducation. Elle ne pourra être dépassée sans un engagement résolu et renforcé de tous : pouvoirs publics, citoyens, société civile. De nouveaux projets adaptés à la situation doivent garantir à tous l’accès à l’éducation, et par conséquent à la culture, à la mobilité, au travail, au logement, à la santé et aux loisirs. Il est urgent que des travaux nationaux concertés entre les acteurs des quartiers et nos parlementaires s’enclenchent afin d’impulser ou de soutenir des initiatives permettant de contrecarrer radicalement l’exclusion d’une partie de la jeunesse.
En mobilisant chaque année 7 500 étudiants bénévoles dans des accompagnements éducatifs réguliers auprès de 10 000 jeunes en difficulté, l’AFEV crée du lien social dans les quartiers défavorisés et lutte activement contre les inégalités.
La relégation de 150 000 jeunes chaque année est un scandale et doit être traitée comme une cause nationale. À partir de maintenant, personne ne doit plus sortir du système scolaire sans qualification.
En signant cet appel, je demande qu’une commission d’enquête parlementaire examine, dès la prochaine session, les motifs de ce désastre avec tous les acteurs des parcours éducatifs (jeunes, enseignants, établissements scolaires, associations, parents, élus, etc.).
Son travail devra déboucher sur un effort sans précédent et des actions ouvrant de réelles perspectives à la jeunesse des quartiers.

SIGNER L’APPEL SUR PASDEQUARTIER.ORG

1 commentaire

  1. c’est une bonne initiative en effet mais cette initiative ne doit pas se perdre dans les commissions charge d’analyse des problemes connus depuis longue date !!! l’urgence prime sur la reflexion !!! la solution au problemes des quartiers mais de la france passe par l’education !! il faut redonner aux jeunes de ces quartiers le gout d’apprendre !!!! leur reapprendre que le savoir est une arme !!! comment faire pour leur inculquer cela ? peut etre en leur montrant des exemples de reussite , de jeune qui sont sortis de l’echec par la formation par les etudes !!!! il vaut mieux un jeune diplome au chomage ; qu’un jeune chomeur sans diplome ne pensez vous pas !! un jeune qui a des diplomes disposent d’un bagage suffisant pour lui permettre de continuer a vouloir s’en sortir et ne pas se laisser aller a la faciliter de la delinquance !!! Des exemples oui mais pas n’importe quel exemple , des gens representatifs de cette jeunesse d’une part par leur origine mais surtout des exemples de labeur !! en effet un footballeur ou autre sportifs n’est pas l’exemple qu’il faille a la jeunesse de france !! ce temps est revolu , il faut a la jeunesse des exemples de dirigeant , de cadre , de chercheur , de gens bien inserer dans la societe grace a leur travail , leur acharnement a sortir de l’image de ces quartiers !!! mettons en avant ces reussites !!! Surtout mettre en avant ces reussites en politique par l’engagement de candidat representatif de la diversite de la societe !!! la diversite ne doit pas rester un discours de campagne mais devenir un acte politique !!! ce n’est que comme cela que la france avancera !!! la diversite n’est pas un risque mais doit devenir un acte de victoire !!!!

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