Mariage pour tous : l’enjeu, c’est l’égalité

Le Président de la République en avait pris l’engagement, le 31e du programme présidentiel : ouvrir le mariage civil aux couples de même sexe et, par conséquent, l’adoption par ces mêmes couples. Après les débats, c’est à présent aux députés de se prononcer. Le texte sera soumis à la discussion et au vote à partir du 29 janvier.

François Hollande n’a eu de cesse de le rappeler : l’enjeu, c’est l’égalité. Le projet de loi instaurant le mariage pour tous répond à l’urgence d’un contexte : nous évoluons dans une société en perpétuel mouvement et il appartient au législateur d’accompagner ces mouvements en sécurisant la situation des individus et des familles. Aujourd’hui, il y a différentes manières de « faire famille ». Dans une insécurité juridique totale, nombre de familles dites « homoparentales » existent déjà : avec  ce texte, nous n’allons donc pas créer de nouvelles situations mais simplement les reconnaître.

L’union civile : même droit, même devoir !

Contrairement à ce qui est annoncé par ses opposants, le projet de loi instaurant le mariage pour tous ne nie pas l’altérité des deux sexes et ne modifie que certaines dispositions du code civil. Par conséquent, la nature du mariage n’en sera pas affectée. Que le couple soit hétérosexuel ou homosexuel, l’union impliquera les mêmes droits et les mêmes devoirs qu’auparavant.

Et parce que le PACS ne pouvait satisfaire l’objectif d’égalité, le choix a été fait d’ouvrir le mariage civil à tous, permettant des droits renforcés pour le couple comme pour l’enfant.

Protéger les familles

Quant à l’enfant, il est au cœur des préoccupations. Le projet de loi ne prétend pas gommer la vérité biologique. Chaque enfant construit son histoire en fonction du contexte dans lequel il grandit. Son origine doit lui être expliquée et il doit avoir des référents sociaux des deux sexes. Ceci est, d’ailleurs, tout aussi vrai pour les enfants élevés par des couples hétérosexuels qu’homosexuels, mais également par des familles monoparentales.

Ces enfants, élevés par des parents homosexuels, existent déjà. Ils sont nombreux. Depuis près de 20 ans, l’analyse de l’évolution de ces familles homoparentales montrent qu’elles ne sont ni plus ni moins pathogènes que les autres. Ce projet de loi vise donc à sécuriser les familles d’aujourd’hui.

De larges auditions ont déjà été menées à l’Assemblée nationale sur ce sujet. Elles ont permis à tous de faire valoir leurs analyses. Ce débat a d’ailleurs été largement diffusé et continuera à se déployer jusqu’à ce que les parlementaires se prononcent.

En direct – Chacun pourra, s’il le souhaite, suivre les débats en séance publique dans l’Hémicycle, sur le site de l’Assemblée nationale (à partir du 29 janvier 2013), comme cela est déjà le cas s’agissant des différentes auditions effectuées par les parlementaires. 

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