Lutte anti-terroriste : la gendarmerie en première ligne

Membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, Catherine Coutelle participait hier à l’audition du directeur général de la Gendarmerie nationale, le général Denis Favier. Objectif : faire le point sur le rôle de la Gendarmerie nationale en matière de lutte contre le terrorisme et de sécurité du territoire national.

Avec ses 98 155 personnels militaires (officiers, sous-officiers et volontaires) et civils (fonctionnaires et ouvriers d’État), la Gendarmerie est un acteur primordial de la sécurité intérieure et du maintien de l’ordre, notamment en milieu rural. Mais depuis les attentats du 11 septembre et à plus forte raison depuis l’année dernière, les gendarmes sont également impliqués en première ligne dans la lutte pour la protection des personnes, notamment en matière de lutte anti-terroriste.

Missions nouvelles et réorganisations

Le général Favier rappelait mercredi devant les député-e-s de la Commission de la défense les missions nouvelles assurées depuis l’année passée : une présence visible renforcée bien sûr, mais aussi les contrôles de flux aux frontières, aux péages, dans les gares et les aéroports.

Face au terrorisme, le directeur général indiquait mercredi les enjeux et les questions auxquelles répondre quant aux réorganisations nécessaires : quelle implication en matière de renseignement ? Quelle articulation avec les autres corps d’armée sur le territoire national ? Quels nouveaux équipements ? Quelles missions pour les 25000 réservistes dans ce cadre ? Des réflexions qui devront prochainement aboutir, alors que 2000 nouvelles et nouveaux gendarmes sont en cours de recrutement.

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