LGV Poitiers-Limoges : d’abord valider le financement !

La période électorale semble propice au changement, y compris aux changements d’avis.

Au sujet du projet de Ligne à Grande Vitesse entre Poitiers et Limoges, ma position n’a pas varié. J’y suis favorable. Pour ses intérêts écologique, économique et pour l’aménagement du territoire.

Elue nationale, je défends la nécessité d’un transport ferroviaire renforcé, adapté aux attentes des voyageurs, sortant du schéma centralisé sur Paris et donc un réseau à grande vitesse, complémentaire du développement indispensable des TER. J’ai voté pour cette ligne comme la première étape d’un axe ouest-est reliant Nantes à Lyon (rejoignant notamment la future ligne POCL).

Ces dernières années, j’ai de nombreuses fois débattu de ces opportunités et détaillé ma proposition auprès des associations.

Députée, je souhaite tout à la fois discuter de ces enjeux d’avenir et envisager localement, la meilleure insertion humaine et paysagère sur le territoire. Comme sur d’autres dossiers, j’ai mené plusieurs médiations et je suis mobilisée, aux côtés des habitants, pour que se dégagent les solutions les plus favorables.

 

Toutefois, j’ai signalé à plusieurs reprises mes réserves sur le financement de cette ligne. Il ne me semble plus possible d’imaginer que ces infrastructures particulièrement coûteuses soient financées par l’Etat et les collectivités territoriales, seuls.

Il serait intéressant d’envisager la contribution d’entreprises privées (par la taxation d’activités polluantes notamment…).
Surtout, je crois en la dimension européenne de cette transversale. La relance économique doit passer par des investissements européens. L’Union Européenne doit s’engager dans ces grands chantiers, à la fois pour faciliter les déplacements trans-nationaux mais surtout pour le volume d’emplois qu’ils représentent.

 

Si la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) était prise avant que le financement ne soit trouvé, le risque serait grand de faire subir aux riverains les conséquences négatives des mois d’attente. Pour éviter la dépréciation immobilière temporaire (le temps des études jusqu’à la livraison des travaux) et pour garantir la sérénité des habitants à proximité des tracés et équipements envisagés, il faut :

 

  • trouver les financements avant la DUP
  • mettre en place des mécanismes de reprise foncière et immobilière temporaires par la puissance publique, pour mettre à l’abri les propriétaires dans les cas où ils sont contraints de se séparer de leurs biens pendant la durée des études.

 

1 commentaire

  1. Bonjour Catherine,

    Bien évidemment j’ai été un ardent défenseur de la ligne TGV Poitiers-Limoges même si aujourd’hui il me semble qu’une véritable amélioration de la ligne actuelle (mise en double voie, correction locale du profile des voies, électrification…) serait économiquement plus abordable et apporterait un accroissement réel de performance. Cette solution n’est pas bonne si la volonté est de constituer un veritable axe transversal, mais alors pourquoi une ligne TGV en voie unique comme prévu aujourd’hui?

    Bien amicalement
    Dominique

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