Les péages autoroutiers ne sont pas un impôt… hélas !

L’article du 12 février dans La Nouvelle République (édition Vienne), intitulé « Le scandale des tarifs autoroutiers », conclut dans le sens du courrier d’un lecteur en dénonçant les péages comme un impôt déguisé !

Hélas, c’est faux !
S’il est exact que l’Etat encadre les hausses des tarifs (2,24 % au 1er février), les sociétés, qui ont racheté à bas prix les autoroutes (Vinci, Eiffage, etc), les appliquent ensuite comme elles l’entendent, tronçon par tronçon, et encaissent.
En 2009, les bénéfices se sont élevés à 1,3 milliards.
Les dividendes versés aux actionnaires représentent 14% du prix du péage.

La privatisation des autoroutes en 2005 reste incompréhensible.
Cette décision a privé l’Etat de ressources très importantes qui devaient alimenter l’Agence de Financement des Infrastructures Terrestres (AFIT) dont l’objet est d’améliorer et de construire les réseaux routiers et ferrés. Elle pourrait ainsi le faire sans en appeler aux collectivités locales.

Les péages autoroutiers ne sont plus des taxes. Au lieu de financer des équipements publics, ils tombent dans la poche des actionnaires.

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