Les parlementaires disent « oui » à la prolongation de l’opération Serval au Mali

maliLundi dernier, 24 avril 2013, et près de quatre mois après le début de l’opération Serval au Mali, l’Assemblée Nationale s’est prononcée en faveur de la prolongation de l’opération militaire menée par la France. Marqué par un consensus national (342 voix Pour, et 0 voix Contre, seuls les élus du Front de gauche ayant choisi de s’abstenir), ce vote vient confirmer l’engagement de la France à œuvrer pour le retour de la paix dans la région du Mali.

Catherine Coutelle était présente dans l’hémicycle lundi, à 17 heures, pour soutenir l’engagement français au Mali. Débutée le 11 janvier, l’opération Serval menée par la France a rapidement permis, par des frappes aériennes ciblées et par le déploiement de forces sur le terrain, la reprise aux terroristes des villes du Nord Mali.

Leader de l’opération, la France a pris ici toutes ses responsabilités. La nécessaire urgence de l’intervention a contribué à sa réussite : en effet, c’est la rapidité de l’opération qui a permis de démanteler en seulement quelques jours les groupes islamistes armés qui contrôlaient le nord du pays. A présent, le retrait des troupes françaises devrait se poursuivre progressivement jusqu’en juillet pour atteindre 1000 soldats, et permettre enfin une stabilité et une souveraineté retrouvée et durable pour le Mali.

Trois objectifs précis pour l’opération Serval

Lors des discussions dans l’hémicycle, les trois objectifs de l’opération ont été rappelés par le Gouvernement :

– stopper l’avancée des groupes terroristes qui menace le Sud Mali.

– préserver l’existence de l’Etat malien et lui permettre de recouvrer son intégrité et sa souveraineté territoriale (balayant ainsi les critiques infondées sur le néocolonialisme de la France).

– faciliter la mise en œuvre des décisions internationales en préparant notamment les déploiements de la Mission de Formation de l’Union Européenne (EUTM Mali) et de la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali prévue par la résolution 2085 adoptée par l’ONU le 20 décembre dernier). Sous l’initiative d’une résolution de la France à l’ONU, cette mission devrait d’ailleurs se faire remplacer dans les prochains jours par une « mission de stabilisation» permettant l’envoi de « Casques bleus ».

Pourquoi les parlementaires français votent-ils ?

Le contrôle parlementaire des opérations extérieures est régi par l’article 35 de la Constitution : « le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis.». Cette disposition a d’ailleurs été respectée par le gouvernement avec l’entretien, le 14 janvier au soir, du Premier ministre avec les parlementaires sur la situation. Puis, la Constitution prévoit qu’au-delà de quatre mois d’intervention, « le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement » ; c’est ce vote qui a eu lieu lundi dernier.

Le vote du Parlement s’inscrit également dans la perspective d’une promesse du Président de la République qui s’était engagé à revaloriser les pouvoirs de contrôle du Parlement. C’est à ce titre que le ministre de la Défense tient d’ailleurs un point de situation hebdomadaire devant la représentation nationale à huis clos, et auquel Catherine Coutelle participe en tant que membre de la Commission Défense.

> Pour aller plus loin : Retrouvez le discours du Premier ministre devant les députés

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