L’épilogue est proche

 COMMUNIQUE

Catherine Coutelle
Députée de la Vienne,
Présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale,
Vice-Présidente de la Commission spéciale de lutte contre le système prostitutionnel

Maud Olivier
Députée de l’Essonne,
Rapporteure de la Commission spéciale de lutte contre le système prostitutionnel

Guy Geoffroy
Député de Seine-et-Marne,
Président de la Commission spéciale de lutte contre le système prostitutionnel

 

L’épilogue est proche

A l’issue de l’examen en deuxième lecture au Sénat de la proposition de loi visant à lutter contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, nous voulons saluer avant tout l’abrogation définitive du délit de racolage.

A la loi sortie du Sénat, il manque cependant le pilier qui la rendra pleinement efficace : la responsabilisation du client. Au bénéfice des débats ces dernières années, les Français-e-s ont pourtant  compris que les personnes prostituées sont à 90% des victimes de la traite des êtres humains. Or en l’état, le texte donne un blanc-seing aux réseaux mafieux de proxénétisme et offre une totale impunité aux clients.

Le travail continue, le parcours législatif de la loi ne s’arrête pas là. Rendez-vous maintenant en commission mixte paritaire. A la fin de la navette, chacun sait que « l’Assemblée a le dernier mot » : mais nous souhaitons réaffirmer combien il est important que celui-ci survienne vite pour permettre aux personnes prostituées de sortir de conditions effroyables, qu’on a du mal à imaginer. Nous avons confiance quant à la proximité de l’épilogue et saluons le travail des sénatrices et sénateurs qui ont défendu ce soir la loi dans sa globalité.

 

1 commentaire

  1. Finalement, vous vous moquez complètement du vote de la majorité des sénateurs, qui sont très nettement opposés à la pénalisation des clients ! Et vous n’écoutez pas la parole des prostituées, qui sont totalement opposées à la pénalisation de leur clients ! Vous feriez un parfait dictateur ! Vous êtes entêtée, doctrinaire et sourde ! Madame Pascale Boistard prétend parler au nom du gouvernement, or Manuel Valls n’a JAMAIS dit qu’il était favorable à la pénalisation des clients, et il est très peu probable que la majorité du gouvernement le soit également. Cette proposition de loi liberticide est pleine de mensonge et d’une hypocrisie nauséabonde. Espérons que le Conseil constitutionnel l’effacera !

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