Lecteurs du Figaro, relisez Beaumarchais

Les péripéties de la dynastie Sarkozy me rappellent évidemment la scène fameuse du « Mariage de Figaro ». Vieux de 200 ans, ce monologue est toujours une satire efficace de l’abus de pouvoir. De cette scène est d’ailleurs extraite la sentence « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » phrase qui figure encore de façon anachronique sous l’entête du quotidien quasi officiel de la majorité présidentielle.
L’évocation de l’attribution de titre s’applique en quelques phrases au Conseiller Général des Hauts de Seine : « Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!…Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu’avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. »
Quant aux qualités nécessaires à l’exercice des responsabilités, « on pense à moi pour une place mais par malheur, j’y étais propre : il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l’obtint »… Il n’y a rien à ajouter.

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