LE RACKET DES MUTUELLES

En juillet, la majorité a voté 3,5 milliards d’euros de déficit supplémentaire pour le budget 2011 (baisse de l’ISF dès maintenant et baisse du bouclier fiscal en 2013).
Quelques semaines plus tard, face à la crise, par crainte des agences de notation, François Fillon annonce un plan de rigueur et demande au parlement en session extraordinaire cette semaine de trouver 11 milliards en année pleine (1 milliard pour la fin de l’année) d’économies ou de recettes nouvelles.
Le débat fut parfois surréaliste : la majorité a passé des heures sur la taxation des plus-value des résidences secondaires à 15 ou 30 ans ou sur le taux de TVA pour les parc à thèmes ou sur une taxation ou non des chambres d’hôtel à 200 euros la nuit…

Mais aucun député UMP ne s’est opposé à une 2e augmentation dans l’année d’un prélèvement sur les mutuelles soit +7% ! La mesure va toucher toutes les familles et rendre plus difficile l’accès aux soins. Elle est particulièrement injuste, inégalitaire et scandaleuse.
La taxe transitoire sur les hauts revenus n’est que de la poudre aux yeux. Elle rapportera 200 millions d’euros quand la hausse du seuil d’imposition sur la fortune (ISF) prive les ressources de l’État d’1,2 milliard…
Mais ils ne lâchent jamais les niches fiscales injustes et inefficaces (de l’avis même de la cour des comptes) comme la défiscalisation des heures supplémentaires.

Ces 2 budgets rectificatifs en juillet et en septembre soulignent les incohérences de la politique du gouvernement, c’est la condamnation de sa propre politique.

La lutte contre les déficits est indispensable mais il y avait d’autres moyens de récupérer 11 milliards euros, d’autres voies plus justes, moins pénalisantes pour les classes moyennes et populaires.
Le groupe socialiste a déposé une trentaine d’amendements, dont par exemple le retour de l’Impôt Sur la Fortune (ISF).

En cassant la croissance, en affaiblissant un peu plus le pouvoir d’achat des Français, le gouvernement ne pourra pas réduire le déficit.
Ce plan aurait pu engager la suppression de niches fiscales inefficaces ou nuisant à la croissance et à l’emploi. Il n’en est rien. Au lieu de corriger les injustices, il les creuse à nouveau.

Ce n’est pas d’une règle dont nous avons besoin, fusse t-elle en or, mais d’une lutte réelle et concertée en Europe contre la crise…

Malheureusement, ce week end au G7/G8, les ministres des économies ne sont pas parvenus à des propositions communes fortes.


A SAVOIR : vote bloqué !

Alors que les socialistes voulaient voter le plan d’aide à la Grêce, la majorité a décidé de grouper les votes sur ce plan et sur les mesures d’austérités (taxes…).
Il nous était impossible de laisser passer cette nouvelle attaque contre les mutuelles.
Nous avons donc voté CONTRE…

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