Le Président de la République s’engage contre les violences faites aux femmes

Dimanche dernier, pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, François Hollande, après avoir écouté pendant plus de 2 heures, des femmes victimes de violences et accueillies dans un foyer parisien, annonçait un « plan global » en réponse à cette situation dramatique. Aujourd’hui, Catherine Coutelle, Présidente de la Délégation de l’Assemblée Nationale aux Droits des Femmes et à l’Egalité des chances entre les hommes et les femmes, a tenu à interroger la Ministre Najat Vallaud-Belkacem sur les actions envisagées dans ce cadre.

 

Voici la vidéo de la question et de la réponse de la ministre, puis le texte de l’intervention de Catherine Coutelle.

 

Merci Monsieur le Président

Madame la Ministre,

Tous les trois jours, en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint.
Une femme est violée toutes les 8 minutes.
L’année dernière, 200 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles en dehors du foyer. Et 600 000 au sein même des familles.

En France, des milliers de femmes sont harcelées, agressées, prostituées, violées, ou tuées, parce qu’elles sont femmes. Je n’oublie pas d’ailleurs toutes les autres femmes dans le monde.

Le nombre et la fréquence de ces violences sont tels, que nous côtoyons nécessairement ces femmes. Ces chiffres sont intolérables, mais ils ne représentent qu’une partie de la réalité.
Dans de très nombreux cas, les femmes n’osent pas en parler ou porter plainte. Le tabou demeure.
Parce que les préjugés font encore peser sur les femmes, le poids du silence et de la culpabilité.
Mais aussi, parce qu’il s’agit souvent de violences conjugales, des violences commises par des hommes que l’on connait et que l’on ne soupçonne pas.

La loi de juillet 2010  adoptée à l’unanimité a été une avancée déterminante pour la protection des victimes.
Les textes existent, ils doivent être complétés, mais surtout mieux appliqués. Beaucoup reste encore à faire. Pour passer du droit formel, au droit réel. Pour la protection en situation d’urgence.  Pour la formation des policiers, des médecins, etc. Pour l’éducation, dès le plus jeune âge.
La journée internationale du 25 novembre de « lutte contre les violences faites aux femmes », décidée par l’ONU en 1999 est si importante.  Elle permet de mesurer la gravité du phénomène.

Elle contribue aussi à libérer la parole. Alors que le silence est le pire ennemi des femmes.

Le président de la République l’a compris. Il s’est rendu dimanche, dans un foyer, à la rencontre de femmes victimes.  Il les a écoutées pendant plus de 2 heures. Pour accélérer les réponses,  pour répondre aux attentes, pour conforter les associations qui les accueillent quotidiennement, il a annoncé un plan global de lutte contre les violences faites aux femmes.

Madame la Ministre, pouvez-vous préciser les actions qui seront mises en place par le gouvernement contre les violences faites aux femmes. Et comment elles s’intégreront dans le prochain projet de loi-cadre sur l’égalité ?

 

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