Le Gouvernement lance le chantier « Priorité Jeunesse »

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Quatre axes, treize chantiers, quarante-sept mesures et vingt-quatre ministères mobilisés : Le « Comité interministériel de la jeunesse » (CIJ), réuni sous l’égide du Premier Ministre, a arrêté jeudi dernier un plan détaillé destiné à coordonner l’ensemble des actions à destination des jeunes. Engagement phare de François Hollande, la « Priorité Jeunesse » sera un des chantiers majeurs de l’année 2013. L’enjeu : faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012.

 

La lutte contre le chômage des jeunes est une priorité gouvernementale : contrat de génération, emploi d’avenir, refondation de l’école, plan contre le décrochage scolaire, relance du service civique, sont autant de politiques publiques déjà engagées et visant à permettre aux jeunes de s’émanciper par l’éducation et l’accès au marché de l’emploi. Le « Comité interministériel de la jeunesse » propose d’aller plus loin.

Aujourd’hui, 100.000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté et 1 million de « jeunes » sont confrontés à une situation de grande précarité. 80% des étudiants sont exclus du système d’aides sociales, et 33% renoncent à des soins faute de moyens financiers. Les difficultés d’insertion professionnelle sont probantes : les jeunes représentent 22% de la population active mais 40% des chômeurs, le taux de chômage des 15-26 ans est de 46% pour les non-diplômés, et les moins de 30 ans représentent 50% des personnes pauvres.

Relancer la croissance par des politiques de jeunesse : quatre axes fondamentaux

Donner la priorité à la jeunesse, c’est avant tout rendre plus lisible les politiques qui les concernent. L’accès au droit commun pour les droits sociaux sera renforcé, pour en finir avec l’empilement de dispositifs dérogatoires et illisibles. En parallèle, favoriser l’autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours (formation, logement, santé, mobilité…) sera au cœur des objectifs du comité interministériel, au même titre que la lutte contre les inégalités et les discriminations, et l’accompagnement à la participation des jeunes dans le débat public.

47 propositions concrètes

Pour encourager l’autonomie des jeunes, le Comité préconise entre autres la mise en place d’une garantie universelle des risques locatifs, la création d’un véritable service public de l’orientation, le doublement du nombre de centres de santé universitaires et l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé pour les étudiants, la mise en place d’une allocation d’études et de formation transformant le système d’aides sociales actuel, etc. Enfin, la mobilité étudiante sera favorisée en ouvrant davantage les programmes Erasmus aux jeunes de tout milieu social.

Pour remplir l’engagement d’un renforcement de la représentation des jeunes dans l’espace public, l’engagement associatif, politique et syndical, et l’accès au service civique, quel que soit l’origine ou le milieu social, seront plus solidement encouragés.

En matière d’emploi, l’accompagnement des initiatives innovantes sera appuyé, par la mobilisation du microcrédit, des prêts et par les garanties de la Banque Publique d’Investissement. Plus particulièrement, les engagements en faveur de l’économie sociale et solidaire seront accompagnés par la mise en ligne de dispositifs d’appui, de financement, d’aides aux bonnes pratiques, etc.

Avec ces mesures, les politiques en direction de la jeunesse deviennent le cœur de la stratégie gouvernementale, en cohérence avec les enjeux de retour de la croissance et de l’innovation. Le Premier ministre présentera chaque année au Parlement les avancées de cette politique.

Le rapport est consultable, sur le site du ministère de la jeunesse

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