La réforme de la fin de vie bientôt débattue au parlement

Attentive et engagée sur la question de la fin de vie, Catherine Coutelle a participé ce matin à une réunion de travail avec Jean-Luc Romero, Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), dont la députée est adhérente. L’occasion pour Catherine Coutelle d’échanger avec l’association, en amont du débat parlementaire à venir ces prochaines semaines sur le sujet.

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« Toute personne a droit à une fin de vie, digne et apaisée jusqu’à la mort, et les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour y parvenir, et toute personne a droit de refuser ou de ne pas subir tout traitement qu’il estime relever d’une obstination déraisonnable. ». C’est ce que préconisait le rapport d’Alain Claeys et Jean Leonetti, remis au Président de la République en décembre 2014, face à ce constat : la loi du 22 avril 2005, dite loi « Leonetti », actuellement en vigueur, a montré ses limites. Si ses dispositifs ont constitué un progrès important dans l’accompagnement de la fin de vie, ils demeurent insuffisants et trop méconnus, et ne permettent pas de garantir à l’ensemble des citoyens une fin de vie apaisée. Souvent proposés au patient en toute fin de vie, les soins palliatifs par exemple n’interviennent en moyenne qu’une dizaine de jours avant son décès, alors qu’ils pourraient soulager le patient bien plus tôt.

Comment mieux accompagner la fin de vie ?

Préparée à la demande du Président de la République, la proposition de loi sur la fin de vie élaborée par Alain Claeys et Jean Leonetti apporte des avancées. De nouveaux droits seront créés : l’accès à la sédation profonde et continue, une injection qui plonge le patient dans un état d’inconscience, sera une possibilité afin d’accompagner l’arrêt de traitement en phase terminale d’une maladie grave et incurable. Les directives anticipées, introduites par la loi de 2005, deviendront quant à elles contraignantes : les volontés du patient pourront donc être imposées au médecin.

Des avancées saluées par Catherine Coutelle. De nombreuses et nombreux député-e-s estiment cependant qu’il faudra aller plus loin en permettant à chacun-e de faire le choix d’une réelle aide à mourir, solution toujours difficile mais qui doit relever du choix personnel du patient, pour qui un « simple » arrêt des traitements ne permet pas toujours une fin digne et apaisée.

Examinée à l’Assemblée au mois de mars, cette proposition de loi sera précédée d’un débat qui débutera dès la semaine prochaine par une déclaration du gouvernement le 21 janvier dans l’Hémicycle, puis par une proposition de loi écologiste sur le sujet.

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