Journée mondiale de la francophonie : 400 femmes et un Appel

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Le 20 mars, c’est la journée mondiale de la francophonie. Alors que les 193 pays membres de la Commission de la Condition de la Femme viennent d’adopter la semaine dernière à New York un texte historique pour éliminer les violences faites aux femmes avec l’appui des pays francophones, Yamina Benguigui organisait hier le 1er Forum Mondial des Femmes Francophones au Musée du Quai Branly. Une journée close par un discours offensif du Président de la République, à l’Elysée, en présence notamment de l’ancien président du Sénégal Abdou Diouf qui dirige désormais l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Lutte contre toutes les violences, soutien aux femmes qui se battent pour la démocratie : les sujets étaient graves mais l’ambiance n’en était pas moins chaleureuse, mercredi, lors du discours de François Hollande à l’Elysée. Un discours engagé pour les droits des femmes à l’international et pour clore un premier forum mondial s’inscrivant dans la droite ligne des récentes avancées onusiennes.

Education, développement, dignité

Ouvert par la Ministre déléguée à la Francophonie en présence d’Abdou Diouf et de Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, le 1er forum s’est articulé autour de trois tables rondes : « bâtir l’avenir : comment mieux assurer l’éducation des filles, de l’alphabétisation à l’enseignement supérieur ? », « femmes, actrices du développement économique » et « protéger les femmes : comment arrêter les violences et garantir les droits ? ». Education, développement, dignité : trois piliers majeurs pour faire avancer les droits des femmes et alors, rappelons-le une fois encore, qu’un milliard de femmes sont victimes de violences dans le monde.

La francophonie en action pour les droits des femmes

Dans ce combat, la France et la Francophonie tiennent une place de premier rang. L’accueil à l’Elysée et le discours en clôture du Président de la République le disent. La place des pays francophones dans les négociations récentes de la 57° session de la condition de la femme à l’ONU aussi : pour peser dans des négociations où le consensus international devait être total pour que les droits des femmes ne reculent pas (voir notre article : « droits des femmes : quand on arrête d’avancer, on recule »), les pays francophones avaient signé début mars un texte de mobilisation.

Ce texte aura été la matrice de ce qui est devenu hier un « Appel des femmes francophones à une vigilance accrue et à des engagements concrets sur la scène internationale des membres de la Francophonie pour les droits des femmes ». Diplomatie sans effet ? Bien au contraire : l’exemple du consensus auquel est parvenue la Commission de la Condition de la Femme par une déclaration commune le prouve (voir le communiqué de Catherine Coutelle sur le sujet) : cette dernière a en effet ouvert des perspectives d’avancées très concrètes dans les 193 pays signataires.

La France attendue

Dans cette lutte, la France est regardée, attendue, saluée. Catherine Coutelle le mesurait hier dans les échanges avec, entre autres, la Ministre à l’égalité et aux droits des femmes burkinabée, mais aussi des représentantes du Congo, du Maroc ou encore de Cuba : toutes en appellent au soutien de la France, notamment sur la question de la lutte contre l’excision. L’agenda gouvernemental prouve que la France tient bon sur ses engagements en la matière : le prochain rendez-vous d’importance pour soutenir les droits des femmes via notamment la francophonie se tiendra les 3 et 4 juillet avec la réunion ministérielle de l’Union pour la Méditerranée consacrée au renforcement du rôle des femmes dans la société. « La question des violences faites aux femmes en fera évidemment partie de façon centrale dans l’ordre du jour » comme l’indiquait récemment Najat Vallaud-Belkacem.

1 commentaire

  1. Notre Comité de Monaco travaille act(uellement pour la semaine de la francophonie, uin, concours d’écriture numérique francophone pour les enfants
    D’autre part, notre association a une charte sur la complémentarité des valeurs Hommes/Femmes et ce, depuis sa création en 2001
    Elle regroupe aujourd’huii 16 pays Mexique, Sénégal, Luxembourg, Maroc, Pologne, Italie, Monaco, Suède, Togo, Bénin, Espagne, Pays-Bas, Haîti, Rwanda et 12 régions françaises

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