Jeunes filles : les leviers oubliés du développement

Lundi 16 et mardi 17 mai à l’Assemblée nationale, ma collègue Danièle Bousquet organisait un colloque rassemblant des parlementaires des pays du G20. La thématique abordée concernait la place des jeunes filles dans les politiques de développement. Trop souvent mises de côté, elles sont pourtant un important levier de développement.

Les pays pauvres comptent plus de 600 millions de jeunes filles, majoritairement confrontées à la pauvreté, à la discrimination, à de multiples formes de violence, d’abus et d’exploitation.
Elles sont le plus souvent exclues du processus de développement, accablées par le fardeau des tâches domestiques, il leur est difficile d’étudier et de se rendre à l’école. Or inclure les jeunes filles rapporte ! Une année d’école supplémentaire augmente les revenus futurs des jeunes filles de 10 à 25%. C’est ce qu’on appelle le «girl effect ». Chaque investissement dirigé vers les jeunes filles des pays en développement a un effet multiplicateur.

J’ai eu l’occasion, mardi 17 mai, de présider une réunion de ce colloque sur les « Politiques de développement et engagements financiers en faveur des filles et sur les enjeux de population ». A cette occasion, des députés de différents pays intervenaient sur les politiques de développement menés par et/ou dans leurs pays.

Toshiko Abe, députée japonaise, est revenue avec émotion sur les récentes catastrophes naturelles survenues dans son pays et sur « l’extraordinaire élan de solidarité » qui a fait suite.
Sabine Weiss, députée allemande a insisté sur l’objectif numéro 5 des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui est de réduire significativement la mortalité maternelle.
Marie Rose Nguini Effa, députée camerounaise et présidente de la « commission santé » au Parlement pan-Africain nous a fait part des ateliers mis en place pour la prise en compte du genre dans l’élaboration du budget des pays membres du Parlement pan-africain.
Et Meutya Viada Hafid, jeune députée indonesienne a, quant à elle, souligné les progrès réalisés en 10 ans par son pays; tout en rappelant que les femmes ne représentent encore que 11% des élues au Parlement, alors qu’un quota de 30% est fixé par la loi…

Toutes ces expériences doivent enrichir notre réflexion personnelle, et nous amener à aller de l’avant pour la cause des jeunes filles dans le monde.

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