Informer, débattre, pour faire progresser l’accès à la contraception dans de bonnes conditions.

Tout doit être fait pour éviter tout risque sanitaire pour les Français et Françaises. Si  les pilules de 3e ou 4e génération ne constituent pas un progrès par rapport aux pilules de 1ère ou 2e génération, ou s’il s’avère qu’elles sont dangereuses, des mesures fermes devront être prises rapidement.

Dans le contexte actuel, il est aussi crucial de rappeler que la contraception, autorisée depuis 1967, est une conquête récente. Il faut encore en faciliter l’accès en France. C’est d’ailleurs ce qu’a souhaité le gouvernement en mettant en place la gratuité de la contraception pour les mineur-e-s.

La contraception est un progrès, et il est essentiel que les femmes qui souhaitent utiliser un contraceptif, continuent à se protéger. En cas de risques avérés, des informations et choix clairs doivent donc être diffusés, afin de protéger les utilisatrices de contraceptifs, sans diabolisations ni inquiétudes, inutiles voire dangereuses.

– La possibilité de limiter le nombre de prescripteurs pour les pilules de 3e génération a été évoquée. Mais le bon accès à la contraception suppose un maillage de proximité, sur tout le territoire. Le rôle du médecin, et en particulier du généraliste, est crucial. La solution est donc plutôt de renforcer la formation initiale et continue des médecins généralistes en matière de contraception et d’IVG, ainsi que leurs connaissances dans les domaines gynécologiques et orthogéniques.

– Le déremboursement des pilules de troisième génération, s’il est estimé nécessaire afin de faire reculer la prescription quasi automatique de ces pilules, pourrait utilement être accompagné d’autres mesures. Ce contraceptif peut être utilisé de manière efficace  par des femmes, qui devront prochainement payer ce traitement. Il serait juste d’assurer un meilleur remboursement d’autres contraceptifs, afin de permettre aux femmes de choisir le contraceptif qui leur convient.

– Le débat actuel sur la notion de contraception, est en effet limité à la seule pilule. Il est important de rappeler qu’en dehors de la pilule, de nombreuses méthodes contraceptives ont été élaborées, sans que l’état des connaissances de la population, voire des médecins, suive cette évolution : patch contraceptif, implant contraceptif, anneau vaginal, diaphragme, cape cervicale, spermicides, préservatif féminin. La pilule fait l’objet d’une utilisation quasi automatique, alors qu’elle n’est pas forcément la mieux adaptée aux différentes situations individuelles et modes de vie, cela doit changer.

La bonne information de tous et toutes est essentielle. Dans le contexte actuel, il serait judicieux de lancer des campagnes nationales d’information sur la contraception, et de rendre pleinement effective l’éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées, comme l’a prévu le gouvernement lors du comité interministériel aux droits des femmes.

 

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