Ils se sont donnés un mois pour finir le « sale » boulot !

La « boulimie législative » de ce mandat devient folie douce ces dernières semaines avant la fin de la session parlementaire (aujourd’hui annoncée au 8 mars).
Le président de la République – presque candidat – veut montrer qu’il agit contre la crise, alors que la gravité de son bilan handicape sa campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces, le parlement doit les traduire dans la législation.
Ainsi, s’amoncellent les projets et propositions de loi dans un agenda déjà surchargé. Plusieurs sont programmés avec la mention « éventuellement » car les textes ne sont pas prêts.
Nous ne pouvons donc quasiment ni amender, ni discuter ces propositions. Nous n’avons le temps ni d’en débattre dans nos circonscriptions, ni d’auditionner les acteurs de chaque thématique alors que ces échanges nous sont d’ordinaire extrêmement utiles.
Le Parlement travaille mais il travaille mal. Les études d’impact ou la négociation préalable avec les partenaires sociaux ne résistent pas à ce rythme effréné.
Malgré la vigilance soutenue des députés de l’opposition et de leurs collaborateurs, nous ne parviendrons pas à déceler tous les risques induits par les détails de chaque texte. Et pourtant, aucun n’est anodin. Ces propositions comportent des dispositions très fortes et dangereuses que l’accélération du calendrier permet de rendre peu visibles de l’opinion ou des médias.

D’ici un mois, nous devrons donc travailler un nouveau plan de rigueur intitulé ici Projet de Loi de Finances Rectificatif (PLFR), une réforme fiscale, la TVA sociale, la hausse de la TVA, la baisse des cotisations patronales, un plan logement (qui devrait essentiellement renchérir le coût de la construction), une modification du code de l’urbanisme, une simplification du droit (qui regorge d’attaques contre les salariés et les citoyens), la fin des IUFM, un projet dangereux sur l’identité (qui permettra le fichage de 45 millions de Français), une résolution sur le « Fabriqué en France », un texte important sur l’emploi dans la fonction publique, des textes sur les armes, sur le principe de précaution, plusieurs autres sur l’Union Européenne, etc.

C’est difficile à imaginer, mais cette fin de mandat pourrait être pire que ne l’ont été ces 5 années. Le gouvernement avance à marche forcée, et pour contenter son électorat, impose des réformes injustes, improvisées et donc sans doute inefficaces.

1 commentaire

  1. comme vous le demande le post précédent quelle est votre position sur le mécanismes européens de stabilité ,? un accord mémé une absention m’anénerons a revoir mes prochains votes

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