France Télévisions : les femmes déprogrammées

L’absence des femmes à la tête de France Télévisions est un mauvais signal pour la prise en compte de l’égalité femmes-hommes.

Le président du groupe audiovisuel public, dans sa volonté de modifier la gouvernance de France Télévisions, a oublié les femmes. Pour conduire sa transformation, l’entreprise s’appuiera sur 9 hommes, aucune femme n’a été nommée.

Ce Conseil de Présidence strictement masculin, bafoue l’esprit de la loi de 2011 qui impose aux entreprises cotées et publiques de rechercher la parité dans leurs conseils d’administration et de surveillance.

Cet archaïsme du groupe laisse craindre que l’égalité femmes-hommes ne figure pas parmi ses priorités.

Pourtant, lorsque Rémy Pflimlin annonce l’objectif d’une meilleure « prise en compte du contexte économique et social », on voudrait croire qu’il s’agit aussi de s’interroger sur les stéréotypes sexistes transmis par les médias, de participer à la diffusion de représentations favorisant la construction de l’égalité entre les sexes et de s’attaquer à la moindre présence des femmes à l’antenne (37% de femmes seulement parmi les prises de parole à la télévision, elles y sont 5 fois plus citées sans leur nom que ne le sont les hommes, etc.).

Ces missions sont celles du service public et le retard est important : France Télévisions doit s’y engager avec toute l’ambition nécessaire.

 

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