Fonderies du Poitou : le combat pour l’emploi continue !

La semaine dernière, nous étions aux Fonderies du Poitou avec Arnaud Montebourg. Cette nuit, un ouvrier s’est blessé en recevant sur le pied un four de 5 tonnes. Le Tribunal de commerce de Nanterre doit statuer dans les prochaines heures sur le sort des fonderies en prolongeant éventuellement la procédure de redressement et en examinant les projets des repreneurs ayant fait une offre.

Cet après-midi, une nouvelle fois, lors de la séance des Questions d’Actualité, j’ai souhaité interpeller le gouvernement sur la situation des Fonderies du Poitou, défendre la logique industrielle d’une réintégration de l’entreprise par Renault et plus généralement dénoncer le manque d’implication de cette majorité pour défendre l’emploi en France.

Voici le texte et la vidéo de mon intervention


Merci M. le Président.
Monsieur le Premier Ministre,

Les salariés des Fonderies du Poitou Aluminium à Ingrandes, attendent aujourd’hui, avec inquiétude, la réponse du Tribunal de commerce.
L’usine est en redressement judiciaire.
Je vous avais déjà interrogé en novembre sur ce dossier emblématique.

Renault, s’était engagé auprès du Président de la République, à pérenniser l’activité du site en passant un volume de commandes suffisant.

Rappelons qu’avant d’être sous-traitant, cette usine appartenait à Renault !

Aujourd’hui, alors que l’Etat en est actionnaire à 15%, Renault ne tient aucun de ses engagements pour maintenir la production et l’emploi.

Les repreneurs potentiels hésitent.
Les salariés, qui se battent courageusement, pour éviter une délocalisation en Bulgarie, sont inquiets.

Pourtant, des solutions existent. La meilleure solution industrielle, en termes de coûts pour le donneur d’ordre, et de productivité, c’est la reprise du site par Renault.

Ce serait aujourd’hui la solution pour sauver ces emplois en France.

Alors que fait votre Gouvernement ?
Vous ne jouez pas votre rôle d’actionnaire. Pas plus ici que dans la délocalisation d’une usine au Maroc…
Votre vision industrielle pour la filière automobile n’a pas l’ambition nécessaire.
Mais surtout, allez-vous vous mobiliser pour garder l’emploi en France ?

Aux Fonderies du Poitou, il n’est pas utile d’aller chercher LVMH ou tout autre ami du président de la République. Vous avez la solution sous la main. Elle s’appelle Renault.

Et ne répondez pas que le coût du travail est plus élevé en France qu’en Allemagne. Une étude de l’INSEE montre le contraire aujourd’hui. Pourtant, la France accumule les déficits, l’Allemagne les excédents…

Alors, deux questions Monsieur le Ministre :

– Allez-vous peser pour que les Fonderies du Poitou réintègrent Renault, logique industrielle que partagent aujourd’hui de nombreux connaisseurs du dossier ?

– Allez-vous vous battre pour l’emploi et pour structurer une industrie durable ?



Catherine Coutelle – Question au gouvernement -… par ccoutelle

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