Fonderies du Poitou : la fin du cauchemar ?

Les salariés des Fonderies du Poitou n’ont pas goûté le numéro d’illusionniste de Nicolas Sarkozy. 

Hier, le Président de la République était à Ingrandes où il était attendu depuis plus de six mois. Arrivé après la bataille, il n’a pu que confirmer une décision de justice concernant la reprise de l’usine alors que l’Etat n’a jamais su prendre ses responsabilités pendant les longs mois de conflit.

Sourd à la revendication d’une réintégration de Renault, apparue comme la solution de bons sens aux principaux protagonistes, l’Etat, actionnaire du constructeur automobile, fait la démonstration de son incapacité à agir et à défendre une stratégie économique française.

Triomphant en annonçant le « sauvetage » de l’entreprise alors que 60 emplois vont disparaître et que tout laisse à penser qu’un nouveau drame social se profile, Nicolas Sarkozy termine sa campagne présidentielle comme il l’a commencée : bien loin des réalités du pays, faible avec les forts, fort avec les faibles.

Les Français regardent le président sortant s’agiter. Mais plus personne n’est dupe, ses tours sont connus. Rien ne peut masquer ses échecs que les citoyens veulent désormais sanctionner dans les urnes.

Nicolas Sarkozy a annoncé aux Fonderies « la fin d’un cauchemar ». En réalité, la fin du cauchemar est pour le 6 mai prochain.

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