Existe-il une « taxe femmes » en France ?

Les femmes, dans leur vie quotidienne, subissent-elles une taxe parce qu’elles sont « femmes » ? L’enquête du collectif « Georgette Sand » publiée cette semaine a fait l’effet d’un véritable pavé dans la marre. Les résultats révèlent une différence de prix entre les produits et services pour les hommes et ceux qui s’adressent aux femmes.

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Photo tirée du Tumblr du collectif « Georgette Sand »

« Les femmes payent 1€80 pour 5 rasoirs jetables Monoprix. Les hommes, eux, payeront 1€72 pour 10 rasoirs Monoprix avec les mêmes caractéristiques. Quand les femmes payent 2€87 pour 200 ml de gel de rasage, les hommes ne déboursent que 2€39. ». Les premiers exemples contenus dans la pétition du collectif « Georgette Sand » (relayée par la site internet change.org) sont révélateurs.

Dès lundi, la secrétaire d’État aux Droits des femmes Pascale Boistard, a décidé d’alerter les services de Bercy sur cette question. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a rapidement annoncé le lancement d’une enquête pour mesurer la réalité du phénomène. Interpellée lors des Questions au Gouvernement du mardi 4 novembre, Pascale Boistard a confirmé la saisine de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin qu’elle effectue des relevés de prix sur les produits et services et mesure les écarts existants.

Ce phénomène a été également décelé aux États-Unis, où il est appelé « women tax », et est évalué pour les femmes à près de 1 400 dollars par an de surcoût.

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