Enfin les adieux…

Un mot sur l’annonce de son départ par Jacques Chirac

La cérémonie des adieux de Jacques Chirac saluée, selon les genres, par l’émotion, la gratitude, la dignité ou le mépris, m’étonne par l’importance qu’en donne la presse et l’ensemble des médias.
Au delà de ce concert de louanges, il me semble utile de prendre un peu de distance vis à vis d’un homme politique qui occupe le terrain depuis plus de 40 ans et m’apparaît comme le symbole de la sclérose politique. La presse étrangère est beaucoup moins flatteuse que tous nos thuriféraires et rappelle les retournements, les errements idéologiques, les trahisons de son propre camp, les affaires étouffées, tantôt « gaulliste social », tantôt « ultra-libéral reaganien ». Je n’oublie pas que le président sortant élu avec 82% de voix en 2002 s’est complu dans un immobilisme intérieur oubliant les promesses de lutte contre la fracture sociale.
Un président de la République ne peut sauver son image sur 2 ou 3 grands actes comme son opposition à la guerre en Irak ou la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation.
Le président de la République doit porter un projet, un espoir et se battre pour y parvenir sans se renier, être porteur des réformes attendues et nécessaires. C’est pour cela que je souhaite la victoire de celle qui ne sera pas l’héritière de Chirac, qui ne l’aura pas servi, pas trahi.
Ségolène Royal sera la présidente que nous voulons, au service des citoyens.

1 commentaire

  1. Vu de l’extérieur (que ce soit la BBC, les journaux allemands ou belge), les jugements, ont été au moins aussi sévere que le votre. Un seul exemple le Soir le quotidien de bruxelles à titré "les emouvant adieu d’un mauvais president" laconique et precis, pour une réalité hélas sans ambiguïté.

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