Didier GILLET, Président des PEP de la Vienne

Didier Gillet est l’invité de la lettre Autrement n°42.
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Ci-dessous, interview en intégralité (version réduite dans la lettre).


Comment le Rochelais que vous êtes se retrouve à ces fonctions ?

Ancien des Eclaireurs de France, mon parcours m’a amené à m’engager à de nombreuses occasions pour faire progresser des valeurs de solidarité. Enseignant en Sciences Physiques, j’ai rejoint Poitiers en 1972. J’ai été Conseiller d’Orientation (et j’ai dirigé l’ONISEP Vienne) puis Principal de collège et j’ai terminé ma carrière à Châtellerault. Jusqu’à la retraite en 2004, j’ai été président de la MGEN dans le département. Sollicité par les réseaux enseignants, je préside l’Association Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public depuis 2007. Auparavant, la structure avait toujours été sous présidence de l’Inspecteur d’Académie.

Quelles sont les missions des PEP ?

Les PEP86 sont nées en 1916 pour porter secours et éducation aux orphelins de guerre. La fédération nationale et la reconnaissance « pupille de la nation » n’apparaitront qu’un an plus tard.
Le socle de valeurs – laïcité, solidarité, citoyenneté – s’est décliné en différentes actions et les projets, tous orientés vers l’éducation et la formation des enfants, des jeunes et des adultes, ont évolué. Historiquement, les PEP se concentraient sur l’aide aux vacances. Même si ce volet ‘Education et Loisirs’ est aujourd’hui une petite partie de notre activité, nous conservons deux centres (à la Tranche/Mer en Vendée, et à Suc et sentenac dans l’Ariège) et nous proposons des classes découverte. L’autre secteur ‘Aide à l’Enfance et à la Famille’ est lui aussi réduit. Nous parvenons à aider des projets scolaires grâce à nos 5700 cotisants. Surtout, nous gérons le Service d’Assistance Pédagogique A Domicile (SAPAD) qui permet, en liaison avec l’Education Nationale, de proposer un enseignement gratuit à domicile pour les enfants malades sur des longues durées.

90% de notre offre aujourd’hui se situe dans le secteur ‘Social et Médico-Social’.
En 1967, l’association a acquis un vaste domaine à Biard sur lequel a été installé la première classe pour handicapés moteurs. Deux autres s’ouvrirent les années suivantes.
Désormais, nos 400 salariés (près de 50 acteurs professionnels différents) interviennent sur 8 sites regroupant 24 établissements et services et nous réalisons 163988 journées/interventions pour 4102 personnes prises en charge, accueillies ou accompagnées.
A Biard, outre l’Institut d’Education Motrice (IEM) et le Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile (SESSAD), l’Oasis accueille depuis 1997, 32 enfants et adolescents polyhandicapés dont quelques tous petits en Jardin d’Enfants Spécialisé depuis 2007.
Enfin, le besoin est apparu d’une structure adaptée pour l’accueil d’adultes polyhandicapés. Après un an de fonctionnement, nous avons inauguré cet établissement Terra Nova (24 places : 20 en résidence, 4 en accueil de jour) en novembre 2011, en présence de Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d’Etat.
Nous sommes également présents à Montmorillon, à Adriers. A Smarves, nous administrons un ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), un Foyer Occupationnel, un Foyer d’hébergement, un Foyer d’Accueil Médicalisé et un Service de Suite pour différents types de handicap.

Quels sont les principaux dossiers de votre mandat ?

Avec 21 administrateurs et un budget de plus de 20 millions d’euros, nous avons du faire face à d’importants chantiers depuis quelques années : la concrétisation de Terra Nova dont la réalisation avait été actée, les conséquences de suppressions de postes mis à disposition par l’Education Nationale, la construction de notre siège social (nous avons du quitter nos locaux situés dans l’école Jacques Brel à Poitiers et nous avons déménagé en juillet 2011), la rénovation de certains sites, et enfin l’intégration et le déménagement du CMPP.

Le Centre Médico-Psycho-Pédagogique, qui reçoit toutes les difficultés et affections pédo-psychiatriques, était géré par une association ad hoc jusqu’en 2010. Il est désormais intégré aux PEP mais il devra quitter les locaux de Saint Hilaire à Poitiers pour rejoindre en début d’année prochaine l’Actiparc (Migné-Auxances) où nous regrouperons, outre le CMPP, le CAMSP (Centre d’accompagnement médico-social précoce qui permet gratuitement un dépistage et un accompagnement gratuit des 0-6 ans), le CAMSP de l’APSA, et enfin le SESSAD.

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