Dans la crise, les femmes sont les premières touchées

Quand l’économie va mal, les femmes en sont les premières victimes.
Quand le chômage est fort, les femmes sont particulièrement touchées.
Quand les salaires n’augmentent pas, ceux des femmes restent insuffisants et injustes comparés à ceux des hommes.

Le temps partiel symbolise le concentré d’inégalités que subissent les femmes dans la société. Temps partiel subi, horaires éclatés et décalés, contrats de faible durée, peu d’évolution de carrière… et plus tard, une conséquence : faibles retraites. Les femmes sont sur-représentées dans les secteurs à temps partiel (commerce, nettoyage, services aux particuliers, hôtellerie, grandes et et moyennes surfaces…). Elles travaillent 5 fois plus à temps partiel que les hommes et sont 4 fois plus nombreuses en sous-emplois, qui ne favorisent pas l’accès à un emploi durable.

L’inégalité salariale atteint 40% entre hommes et femmes si l’on inclut le temps partiel. Leurs revenus sont donc très fortement inférieurs à ceux des hommes.

Cette précarité met les femmes en insécurité.
Les conséquences sont encore aggravées pour les mères célibataires et les femmes seules.

Cette injustice ne peut perdurer. Il faut leur permettre d’accéder à la formation professionnelle, y compris dans le cadre de contrats à temps partiel. C’est une priorité qu’il faut encourager en compensant les frais occasionnés (loi du 23/03/2006). Nous devons d’autre part favoriser une meilleure organisation du temps de travail (horaire hebdomadaire minimal, calendrier communiqué par avance…), revaloriser les métiers de services, vérifier l’impact de nos textes législatifs et règlementaires sur la discrimination hommes/femmes (les sénateurs viennent de supprimer l’amendement qui obligeait les études d’impact des lois sur cette discrimanation H/F !).

Le congé de paternité (mis en place par Ségolène Royal en 2001) doit évoluer vers un congé parental partagé dans le couple (mais dont une partie ne peut etre prise que par le père). Cette révolution des règles et des mœurs autour des congés, de l’aménagement du temps de travail et du partage des taches est la clé de l’égalité professionnelle. « La famille est une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux femmes et la société trop sérieuse pour etre abandonnée aux hommes ».

La journée du 8 mars, journée internationale des femmes, en pleine crise économique et sociale, permet de souligner les discriminations dont elles font l’objet. Parce que les femmes sont les premières victimes, les plus touchées, les lois et les mesures doivent être écrites d’abord pour elles, avec la volonté de corriger ces inégalités.

S’attaquer à la précarité des femmes, c’est s’attaquer à la précarité de tous. Combattre les inégalités à l’égard des femmes, c’est exiger la justice sociale pour tous.

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