CSW : trois objectifs réaffirmés pour la France

Cette année, la CSW, commission onusienne de la condition des femmes, en est déjà à sa soixantième session. Catherine Coutelle, comme chaque année depuis 2013, était cette année encore membre de la délégation française, conduite pour la première fois par la ministre Laurence Rossignol. Retour sur les trois objectifs prioritaires de la France pendant trois journées marathon.

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La CSW, c’est bien sûr et avant tout un programme officiel, celui des travaux au cours desquels les 192 pays membres de l’ONU viennent prendre la parole. Mais comme dans tous les grands rendez-vous internationaux, les temps diplomatiques côtoient aussi les rendez-vous de la société civile. Et la CSW cette année encore n’aura pas failli à cette tradition. Traduit en programme pour Catherine Coutelle, cela donne, sur trois jours une succession de rendez-vous et de rencontres avec ou sans la ministre : ouverture officielle de la session, réunion organisée par la France avec l’Italie, la Suisse et l’OCDE sur la COP 22, entretien avec la représentante de l’ONU sur les violences sexuelles commises en temps de conflit, entretien avec le Fonds des Nations-Unies pour la Population et le Développement (UNFPA), entretien avec les ministres allemandes et brésiliennes des droits des femmes, avec une délégation de parlementaires britanniques, nouvelle rencontre avec Nadia Murad à l’initiative du secrétaire Général du Mouvement du Nid, Grégoire Théry, etc… Un programme très riche.

Poursuivre les efforts

Et comme fil rouge de ce programme, toujours trois objectifs pour la France, qui a ici une occasion de faire entendre une voix forte et toujours attendue, « sur la question des droits sexuels et reproductifs entre autres » comme le souligne Catherine Coutelle. Les trois objectifs :

– réinvestir le débat international pour la défense et la promotion des droits des femmes, et leur caractère universel. Alors que 2014 et 2015 marquaient les 20èmes anniversaires des Conférences du Caire et de Pékin, les engagements pris pour les droits des femmes sont constamment remis en cause dans les négociations par certains pays membres de l’ONU, et la France a voulu réaffirmer sans ambiguïté la volonté de faire progresser les droits fondamentaux pour les femmes comme pour les hommes ;

– réaffirmer l’engagement déterminé de la France à protéger, garantir et promouvoir les droits des femmes et l’égalité femmes – hommes sur le plan humanitaire, sur celui de la paix et de la sécurité. La France a joué un rôle moteur pour que le Conseil de sécurité se saisisse de la question des violences sexuelles dans les conflits et adopte les résolutions 1325 et suivantes et le « plan femmes, paix et sécurité » pour 2015 – 2018 ;

– promouvoir l’intégration de l’égalité femmes – hommes dans toutes les composantes du développement durable. Après l’inscription de l’égalité femmes – hommes dans l’Accord de Paris (COP 21), il faudra poursuivre les efforts et les concrétiser en outils qui permettront de mettre en œuvre réellement l’accord, notamment à travers la relance du programme de travail de Lima relatif au genre.

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