Retraites : ce n’est pas fini !

COMMUNIQUE DE PRESSE du 14 septembre 2010

A la veille du vote, Catherine Coutelle revient sur sa semaine de débat à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi de réforme des retraites. Elle est présente depuis lundi dernier dans l’hémicycle et s’est particulièrement investie sur la situation des femmes, à nouveau pénalisées par ce texte.


RETRAITES : CE N’EST PAS FINI !

Avant l’été, le gouvernement ne voulait rien entendre, ni la colère des Français, ni les propositions des syndicats et de l’opposition. Ces derniers jours ont pourtant été difficiles pour la majorité présidentielle.

La manifestation du 7 septembre a marqué des points.

Le débat parlementaire, lui aussi, dérange les élus UMP.

L’Elysée pilote le texte à distance, refusant de céder de réelles améliorations. Mais dans l’hémicycle, les députés de la majorité, eux, sont gênés. Comment souvent ces derniers mois.

Le problème des retraites, hier prétendu comme seule conséquence de l’évolution démographique, est récemment devenu une conséquence de la crise et de sa gestion en France.

La question des femmes face à la retraite, hier confidentielle, s’est imposée médiatiquement.

La pénibilité, que le gouvernement confond avec le handicap, cristallise le débat public.

Les projets alternatifs, dont celui du Parti Socialiste, balayés avec mépris jusque là, démontrent désormais que d’autres choix sont possibles.

Enfin, la droite commence à mesurer les conséquences du report à 67 ans de la retraite à taux plein. Aux inégalités d’aujourd’hui, le projet ajoute de l’injustice (jeunes, femmes, carrières longues, métiers pénibles…)

La mobilisation de tous est donc utile. Celle des députés à l’Assemblée Nationale. Celle des sénateurs ensuite. Celle des manifestants nombreux le 23 septembre prochain.

FEMMES PENALISEES

Il n’est toujours pas prévu d’étude d’impact sur les femmes alors que les deux précédentes réformes, celle de 1993 notamment, avaient aggravé leur accès à la retraite.

Ce projet pénalise à nouveau les carrières courtes, les carrières interrompues et les carrières entières au SMIC… donc très majoritairement les femmes.

Le salaire des femmes est inférieur de 25% à celui des hommes, cet écart moyen est de 40% pour la retraite !

Mon combat a porté surtout sur l’âge de départ : les 60 ans, mais surtout les 65 ans à taux plein en pensant aux aides maternelles, aux caissières, etc dont le temps de travail est souvent très partiel. Une infirmière, elle aussi, devra attendre 67 ans pour un taux plein.

La bataille de ces prochaines heures porte sur la pénibilité (métiers de nuit, santé, grande distribution, etc.) Enfin, nous traiterons de l’égalité salariale.

Les femmes peuvent être fortement inquiètes des conséquences de la réforme qui sera votée demain.

A l’Assemblée, jusqu’au vote final, nous défendons des retraites justes et pérennes.

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