Cinéma : le Tap Castille réussit son lancement

Samedi, Catherine Coutelle participait à l’inauguration du « TAP Castille ». Nouvelle concrétisation d’un long feuilleton cinématographique sur l’agglomération dans lequel la députée s’est impliquée.

Poitiers, on en a peut-être peu conscience aujourd’hui, cultive depuis longtemps une relation étroite avec le cinéma. Dans les années 1970 – 1980, Marc Laville en a été une grande figure, lui qui créa ces journées devenues Rencontres internationales Henri Langlois. C’est pourquoi, attachée à cette culture, Catherine Coutelle s’est depuis longtemps engagée pour le cinéma à Poitiers.

Honorer la promesse d’une activité retrouvée sur l’ancien site d’Auchan au sud de l’agglomération à Fontaine-le-Comte, équilibrer l’offre cinématographique sur le territoire de Grand Poitiers en répondant à la demande du sud du département (dont les habitants nombreux de la circonscription) d’un accès plus facile que ne l’étaient les salles du centre-ville ou de Buxerolles, développer le cinéma art et essai… les défis étaient nombreux dans ce dossier complexe et son aboutissement aura nécessité l’engagement des élus et acteurs locaux pendant de longues années.

D’abord comme vice-présidente de la communauté d’agglomération en charge du développement économique, Catherine Coutelle avait piloté la re-configuration des zones d’activité au sud de Poitiers et tenait à ce que Fontaine-le-Comte accueille un village loisirs, créateur de nombreux emplois. Ensuite comme députée, elle a accompagné la commune et entendu les différents interlocuteurs concernés lorsque les difficultés ont vu le jour : recours contre les premiers projets déposés, délais très importants avant le démarrage des chantiers…

Des entrées depuis décembre qui valident la stratégie retenue

Avec l’implication du Président de Grand Poitiers, du Maire de Fontaine-le-Comte, des services de l’Etat et des acteurs culturels, il a été possible de trouver une solution équilibrée qui répond à l’ensemble des enjeux précités.

Le groupe CGR est désormais à la tête de trois complexes sur le territoire et après avoir regretté qu’un autre acteur ne puisse s’installer, nous aurons à être vigilants pour que celui qui est en situation quasi-monopolistique garantisse une variété d’offre, en ne misant pas uniquement sur les films à très gros succès et en faisant le choix de projeter d’autres œuvres plus confidentielles mais tout aussi prisées de nombreux poitevins.

Le TAP Castille et son programme diversifié et indépendant voit sa capacité de diffusion augmentée puisque la structure gère désormais trois salles équipées en numérique (dans le même bâtiment que le CGR Castille) contre une salle auparavant (dans l’ancien théâtre). Rapidement, les spectateurs ont validé cette évolution si l’on en croit les fréquentations importantes des premiers films projetés de l’autre côté de la place d’armes.

Reste à se pencher sur les difficultés du Dietrich qui a toute légitimité à pérenniser sa présence dans le paysage cinématographique pictave. De nouvelles synergies doivent être trouvées.

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