CETA : une mauvaise gouvernance de l’Europe

Catherine Coutelle s’intéresse de près CETA en tant que Présidente de l’Association Interparlementaire France – Canada (AIFC). La députée est favorable à cet accord Europe – Canada qui n’est en rien comparable à ce qu’était le projet TAFTA avec les Etats-Unis, et dont la France a eu raison de ne pas vouloir poursuivre les négociations.

Même si elle y voit au CETA quelques améliorations possibles, elle retient avant tout qu’il a beaucoup évolué. IGP  qui protègent les produits français de la contrefaçon, conflits jugés non pas par une justice privée comme c’était un temps envisagé mais par les Etats, garanties posées pour que le Canada ne soit pas la porte d’entrée des produits américains en Europe, vote prévu des parlements nationaux sur l’Accord au titre des compétences relevant des Etats : quatre arguments majeurs pour Catherine Coutelle qui, face au veto wallone, comprend les craintes mais déplore avant tout qu’elles se cristallisent notamment sur des fausses informations, comme la peur d’une justice privée qui n’existe plus dans le CETA… Au-delà, la présidente de l’AIFC regrette d’une part que les blocages récents en Belgique disent « une mauvaise gouvernance de l’Europe » et, d’autre part, que l’emporte au fond « une vision fermée du monde : dans une économie mondialisée, le plus important n’est pas de dresser des barrières, mais de négocier des règles commerciales équilibrées, et celles du CETA sont favorables pour l’Europe et le Canada. » L’accord trouvé en Belgique ce midi laisse espérer une reprise du processus.

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