Catherine Coutelle au Canada avec le Président Hollande

Députée de la Vienne, Catherine Coutelle est aussi présidente de l’Association interparlementaire France Canada depuis 2012. A ce titre, elle faisait partie des parlementaires invités à participer à la visite d’Etat du Président de la République. Depuis la fin de la visite officielle, mardi soir, elle a rejoint la session annuelle de travail de l’AIFC, en cours depuis lundi à Toronto.

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Coïncidence. Alors que l’AIFC avait depuis un moment prévu de tenir sa traditionnelle session de travail annuelle du 3 au 9 novembre à Toronto et Waterloo, la nouvelle est arrivée il y a quelques semaines : le Président Hollande serait en visite d’Etat au Canada du 2 au 4 novembre. Catherine Coutelle, vu ses responsabilités dans l’AIFC, y a bien sûr été conviée. Au programme de la visite d’Etat : l’Ouest canadien, la capitale fédérale, Ottawa, et le Québec, avec comme toujours dans la Délégation, outre les parlementaires, des chefs d’entreprises susceptibles de se développer, et ce dans un contexte où le Traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a vu l’aboutissement de ses négociations il y a quelques semaines.

« Pas de renoncement, de concession ou de faiblesse »

Parmi les moments forts du voyage, on retiendra avant tout le discours du Président de la République prononcé lundi devant les sénateurs et députés canadiens réunis en session extraordinaire à Ottawa, tout juste deux semaines après la fusillade survenue au sein des locaux du Parlement fédéral le 22 octobre. Moment d’émotion bien sûr, mais aussi moment de fermeté et de détermination : « face au terrorisme », a affirmé le Président,  « il n’y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse. Le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos nations se sont bâties ». Un discours également salué d’applaudissements nourris sur l’intervention contre Daesh, alors que les forces armées canadiennes, engagées dans la coalition internationale, venaient dimanche de frapper pour la première fois les positions terroristes en Irak.

« Agir ensemble » contre le réchauffement climatique

En dehors de la politique internationale, deux autres grands sujets ressortent de la visite d’Etat : la coopération économique et la lutte contre le réchauffement climatique environnement d’abord. Dans un pays qui s’est retiré du protocole de Kyoto mais qui agit malgré tout contre les émissions de gaz à effet de serre et alors que le GIEC rendait public un nouveau rapport alarmiste, le Président Hollande, arrivé dimanche pour une première étape dans l’Ouest canadien réputé pour faire primer économie sur environnement, a tenté de rallier le Canada. « Nous n’avons pas forcément les mêmes intérêts, (mais) nous partageons les mêmes préoccupations et nous agirons ensemble pour la conférence sur le climat qui aura lieu à Paris à la fin de l’année 2015. », a-t-il affirmé. Un acte de diplomatie environnementale particulièrement applaudi par l’opposition au Gouvernement conservateur de Stephen Harper. Et, pour souligner les liens déjà présents entre les deux pays en la matière et les convergences de vue existantes, le Président visitait à Québec l’unité mixte internationale Takuvik, associant le CNRS et l’Université Laval, fondamental pour comprendre le réchauffement climatique, ses conséquences et ses solutions.

Renforcer les coopérations économiques

Deuxième autre grand thème : la coopération économique. Encouragée par les deux pays, elle a trouvé de nombreuses illustrations et incitations dans le programme présidentiel. Avec, au Québec, un point particulier touchant au sujet : les relations universitaires entre la France et la Belle Province, avec la question spécifique des étudiants français au Québec. En avril dernier, lors de la campagne électorale qui l’a conduit au poste de Premier ministre du Québec, Philippe Couillard avait en effet annoncé son souhait de voir les frais de scolarité des étudiants français alignés sur ceux des autres pays étrangers et provinces canadiennes. Les étudiants français au Québec, qui  représentent 38 % de tous les étudiants étrangers dans la Belle Province, paient aujourd’hui 2 224 dollars par an. Si le projet de Philippe Couillard aboutissait, ce montant passerait 6 234 dollars par année, soit 180 % d’augmentation. « La mobilité de la jeunesse doit être facilitée et encouragée par des mesures spécifiques au Québec et en France » a plaidé François Hollande. L’espoir d’un accord est très avancé, avec un traitement spécifique pour les étudiants français et en contrepartie une ouverture de plus de places pour les étudiants québécois en France. Une solution prochaine et une nouvelle preuve, s’il en fallait, de « l’amour pour le Québec » que le Président Hollande a affirmé et rappelé.

Toronto après Bannf, Ottawa, Montréal et Québec

A la fin de la visite officielle, Catherine Coutelle rejoignait donc la délégation de l‘AIFC à Toronto, « ville multiculturelle » s’il en est. Pour cette 42ème session de travail de l’AIFC, les thèmes retenus sont les « secteurs innovants », et notamment la pharmaceutique, les technologies de l’information et la physique quantique. En présence des députées Claude Greff, Marie-Noëlle Battistel, Joëlle Huillier et Michèle Bonneton et de représentants du Sénat, les membres de la section française de l’AIFC ont été comme toujours accueillis très chaleureusement par leurs homologues canadiens.
Visite d’entreprises, des Universités de Waterlooo, York et Toronto, sessions sur l’efficacité des dépenses publiques et les autres thèmes retenus : une fois encore, les travaux permettront d’approfondir la connaissance mutuelle des politiques publiques et des lois de chacun de nos deux pays, pour un rapprochement toujours plus fort avec nos amis d’outre-Atlantique.

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