mercredi 25 mars 2009
5 ans de travail anéantis
Par Catherine Coutelle, mercredi 25 mars 2009 à 17:11 :: Mes points de vue

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 Nous sommes en colère.
Au lendemain du printemps du cinéma, ce coup de gel économique et culturel vient décourager ceux qui se battent quotidiennement pour le développement local.
Ce projet de parc loisirs, et son « Cinéma Fontaine Alizés » s'inscrivait dans un ensemble cohérent voulu par les élus et acteurs locaux pour le développement économique du sud de l'Agglomération. Avec le transfert d'Auchan et la construction de la nouvelle zone, nous avons une dette envers la commune de Fontaine-le-Comte.
Le projet représentait 60 emplois, 20 millions d'euro d'investissement. L'arrivée d'un nouvel acteur culturel devait être également source de diversité de l'offre et de plus grande accessibilité pour tous.
Tout cela est balayé. 5 ans de travail sur ce projet sont anéantis.
Après le recours, j'avais pourtant obtenu de la ministre de la Culture que l'avis du gouvernement soit favorable. La décision de la commission est incompréhensible.
Ces dernières semaines, la mobilisation des habitants, des artisans et chefs d'entreprise, des communes voisines avait été forte. Je partage leur amertume. Je serai aux côtés des élus de Fontaine-le-Comte et de l'agglomération pour toute suite qu'ils jugeront utiles de donner à cette décision.
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Simplifier le mille-feuilles administratif, rapprocher le citoyen des décisions, clarifier les compétences des collectivités. Les ambitions de la Commission Balladur étaient grandes et l'on pouvait espérer aboutir à la 3e phase de la décentralisation. C'est d'ailleurs à ce titre que Pierre Mauroy, auteur avec Gaston Deferre de la régionalisation en 1982, avait accepté de participer aux travaux.
La direction du groupe CGR Cinémas vient de m'interpeller par courrier, me demandant de soutenir la loi "Création et Internet" (dite HADOPI). L'occasion pour moi de faire connaitre ma position dans ce débat... Ce projet est inadapté, dangereux, obsolète et fortement couteux. Il va à l'encontre des évolutions de la société alors qu'il est urgent de changer de paradigme si l'on veut éviter de renforcer la défiance entre les artistes et les internautes. Il faut réinventer le rapport du producteur au consommateur. La "licence globale" proposait sans doute le début d'une solution plus réaliste...
