Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 25 mars 2009

5 ans de travail anéantis

Catherine Coutelle, députée de la Vienne, qui était auditionnée hier aux côtés de Philippe Brottier, Maire de Fontaine-le-Comte, par la Commission Nationale d'Equipement Commercial, réagit au refus de celle-ci d'autoriser un établissement cinématographique au sud de l'agglomération.  

«

  Nous sommes en colère.

Au lendemain du printemps du cinéma, ce coup de gel économique et culturel vient décourager ceux qui se battent quotidiennement pour le développement local.

Ce projet de parc loisirs, et son « Cinéma Fontaine Alizés » s'inscrivait dans un ensemble cohérent voulu par les élus et acteurs locaux pour le développement économique du sud de l'Agglomération. Avec le transfert d'Auchan et la construction de la nouvelle zone, nous avons une dette envers la commune de Fontaine-le-Comte.

Le projet représentait 60 emplois, 20 millions d'euro d'investissement. L'arrivée d'un nouvel acteur culturel devait être également source de diversité de l'offre et de plus grande accessibilité pour tous.

Tout cela est balayé. 5 ans de travail sur ce projet sont anéantis.

Après le recours, j'avais pourtant obtenu de la ministre de la Culture que l'avis du gouvernement soit favorable. La décision de la commission est incompréhensible.

Ces dernières semaines, la mobilisation des habitants, des artisans et chefs d'entreprise, des communes voisines avait été forte. Je partage leur amertume. Je serai aux côtés des élus de Fontaine-le-Comte et de l'agglomération pour toute suite qu'ils jugeront utiles de donner à cette décision.

»

mercredi 18 mars 2009

Attention aux chiffres...

Lors de discussions sur les changements à Poitiers dans l'accueil des demandeurs d'asile (plusieurs missions du Toit du Monde et les financements qui vont avec sont transférés à l'ANAEM, agence d'état), il m'a été plusieurs fois signalé, à titre d'argument, que la qualité de l'accueil au Toit du Monde crée un appel et qu'ainsi Poitiers recevrait davantage de demandes d'asile que la ville de Lyon. Mais on ne m'a pas donné de chiffre.

Surprise par cette information, j'ai profité d'une rencontre avec la Cimade à Paris pour leur demander ces données. Selon les chiffres de l'OFPRA qu'ils m'ont transmis, la Vienne enregistre 259 demandes (191 adultes, 67 mineurs accompagnants) quand le Rhône en compte 1292 (1052 adultes, 240 mineurs accompagnants) !

Poitiers, avec l'ANAEM, deviendra la porte d'entrée de toute la région. Aussi, pour optimiser l'accueil et le guidage des hommes et des femmes qui demandent asile dans la Vienne, pour un débat serein, il faut pouvoir s'appuyer sur des données exactes.
Je persiste, pour ma part, à souhaiter que toutes les structures, en particulier le Toit du Monde, qui ont fait la preuve de la qualité et du professionalisme de leur accueil, continuent à s'inscrire dans le réseau d'aide aux demandeurs d'asile en France. Elles doivent être soutenues.

mercredi 4 mars 2009

Institutions : la réforme impossible

Simplifier le mille-feuilles administratif, rapprocher le citoyen des décisions, clarifier les compétences des collectivités. Les ambitions de la Commission Balladur étaient grandes et l'on pouvait espérer aboutir à la 3e phase de la décentralisation. C'est d'ailleurs à ce titre que Pierre Mauroy, auteur avec Gaston Deferre de la régionalisation en 1982, avait accepté de participer aux travaux.

Ce qui est en jeu, c'est la gestion des territoires et surtout l'équilibre des moyens dégagés par les collectivités en fonction des compétences. L'économie, la répartition de la population, les échanges physiques et virtuels ont bouleversé les frontières.

Mais si le débat s'est focalisé sur la « disparition » de la Picardie ou de Poitou-Charentes, c'est que l'enjeu est tout autre. Il y a là une manoeuvre du gouvernement à un an des élections régionales pour reconquérir les régions majoritairement administrées par les socialistes. Cette arrière-pensée politique rend cette réforme « impossible ».

Si la cellule de base de la démocratie locale reste la commune, elle ne peut rester dans un système de gestion et de représentation qui fait de la France l'exception de l'Europe (Elle compte à elle seule la moitié des communes de l'Union). De même, pour les cantons, il faut continuer à gérer les espaces les moins urbanisés mais en tenant compte du déséquilibre démographique et de la sous-représentation des urbains.

La question de la taille des régions n'est pas si fondamentale. La coopération inter-régionale, les projets bi ou multilatéraux sont de bien meilleures solutions.
En Allemagne, les « länder » sont de taille et de richesse très variables. L'Union Européenne a su mener ce projet inter-régional, riche d'expériences et notre région de l'Arc-Atlantique y a tenu sa place.

Aujourd'hui, il est certain que dans le contexte de crise économique et sociale, l'opinion est moins concernée par la Réforme Territoriale. C'est pourtant à ce niveau que se déterminera la qualité de vie et de responsabilité des citoyens dans vingt ans... au-delà des opportunités et sous-entendus politiques des réactions d'aujourd'hui.

Pour réformer les institutions, il est indispensable de partager un diagnostic et discuter des objectifs. Il faut pour cela ouverture, concertation et courage. Le pays avait besoin de cette réforme. Elle ne saurait être confisquée et instrumentalisée.

lundi 2 mars 2009

</HADOPI>

La direction du groupe CGR Cinémas vient de m'interpeller par courrier, me demandant de soutenir la loi "Création et Internet" (dite HADOPI). L'occasion pour moi de faire connaitre ma position dans ce débat... Ce projet est inadapté, dangereux, obsolète et fortement couteux. Il va à l'encontre des évolutions de la société alors qu'il est urgent de changer de paradigme si l'on veut éviter de renforcer la défiance entre les artistes et les internautes. Il faut réinventer le rapport du producteur au consommateur. La "licence globale" proposait sans doute le début d'une solution plus réaliste...

Lire ci-dessous mon courrier dans son intégralité

 

Lire la suite