- Jeux en ligne: jackpot pour les amis du Président...

La discussion du projet de loi sur les jeux d'argent et de hasard en ligne, a été houleuse cette semaine dans l'hémicycle.
Premier texte discuté à l’Assemblée après les élections régionales, ce projet de loi légalisant les paris en ligne a bien failli être rejeté grâce à la motion de procédure déposée par les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen mais qui n’a pu aboutir en raison d’une manœuvre de la droite pour repousser le vote.

Ce texte met fin au monopole de la Française des jeux en matière de jeux d'argent et de hasard. Le Gouvernement s'est longtemps abrité derrière les prétendues « pressions » de la Commission européenne pour justifier l'ouverture à la concurrence des jeux en ligne. Depuis des mois, nous dénonçons cette affirmation et rappelons que « le droit européen ne condamne pas, en l'état, le monopole, à la condition qu'il favorise la lutte contre la dépendance aux jeux et vise à prévenir la fraude et le blanchiment ».

Notre groupe à l'assemblée nationale dénonce avant tout un texte d' « amnistie » en faveur des "amis du Fouquet's" de Nicolas Sarkozy. En effet la liste des opérateurs qui ont déjà fait part de leur volonté de prendre des parts sur le marché français des jeux en ligne parle d'elle-même : Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Lelay, Vincent Bolloré, François Pinault, Dominique Desseigne, Patrick Partouche, Marc Simoncini, Stéphane Courbit, Alexandre Balkany.

Les députés sont interloqués aussi lorsqu'ils voient, au cours du débat, un conseiller du président de la République monter au perchoir de l'hémicycle, sans doute pour transmettre quelques consignes. La séparation des pouvoirs semble mal en point.

Le gouvernement, qui souhaite l'application de cette loi pour la coupe du monde de football, le 11 juin, a décidé de faire passer le texte au pas de charge : la majorité n'a déposé aucun amendement et a décidé de repousser les 200 amendements de notre groupe Socialiste, Radical et Citoyen, pour une adoption définitive le 6 avril.

- Chômeurs en fin de droit

Avec la crise, le chômage est reparti à la hausse depuis plus d’un an. Et un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits de l’assurance chômage au cours de l’année 2010, dont près de la moitié n’auront accès à aucune allocation de remplacement. Faute de perspectives rapides de sortie de crise, la reprise de la croissance et du marché du travail étant atone, la situation de ces chômeurs sans droit va se révéler dramatique dans les semaines à venir.

Au cours du sommet social du 15 février dernier, le chef de l'État et le Gouvernement ont fini par prendre en compte le problème des chômeurs en fin de droits. Dans son discours de clôture du sommet social, le Président Sarkozy avait déjà affirmé concernant ce dossier que « personne ne sera laissé au bord du chemin ». Depuis, aucune mesure n’a été décidée...
On a bien le sentiment que si le Gouvernement cherche à gagner du temps, c’est qu’il n’a pas l’intention de mettre la main à la poche pour les fin de droits et qu’il compte bien faire prendre en charge ces chômeurs par les partenaires sociaux (notamment l'UNEDIC).

Il est pourtant urgent de prendre des mesures, pour éviter la paupérisation de toute une frange de la société française, précarisée par la crise!

- Centre de rétention du Mesnil Amelot

Le 29 mars, s'est ouvert un deuxième centre de rétention du Mesnil-Amelot qui devient le plus grand de France avec 240 places, c'est à dire en moyenne 40 arrivées par jour.
L'enfermement est devenu la logique de la politique migratoire. Les associations de défense des droits des migrants dénoncent une « industrialisation de la rétention ». Je m'associe à leur protestation contre ces graves atteintes aux droits de l'homme. Et je déplore l'inhumanité dont nous faisons preuve à l'encontre de migrants qui, pour certains, pensent trouver protection contre les exactions subies dans leur pays.

- Visite de l'Assemblée Nationale

Mardi, j'accueillais de nombreux élèves de l'école de Dienné, des enseignants, parents d'élèves et élus de la commune. C'est toujours un plaisir de recevoir au Palais Bourbon des groupes de scolaires qui découvrent un lieu chargé d'histoire mais surtout le fonctionnement du Parlement, comprennent mieux l'élaboration de la loi et le travail du député.

- Aubin Imprimeurs

Jeudi, je visitais avec de nombreux élus de Ligugé, l'imprimerie Aubin. Cette visite fut très interressante. Entreprise emblématique, héritière dé l'imprimerie des moines, elle marque la vie de la commune. C'est aussi une entreprise à renommée nationale et au delà.
Elle a connu des difficultés, a été rachétée par des investisseurs mais a gardé son nom réputé. Si l'activité se maintient, son équipe dirigeante est consciente des difficultés. Celles-ci sont certes liées à la crise mais aussi à ce secteur fragilisé. Le monde du livre et de l'impression traverse une période de doutes et d'interrogation sur son avenir et sur les perspectives d'évolution.
Nous avons pu voir l'ensemble de la production et les conditions de travail des salariés (260 aujourd'hui). Les responsables ont répondu très naturellement à toutes les questions des élus.
A l'occasion de cette rencontre, j'ai pu aussi mesurer les conséquences de la Loi de Modernisation de l'Economie dont nous réalisons le bilan actuellement. Il est très négatif pour ce secteur de l'imprimerie.

- Radio Accords : une table-ronde « femmes »

J'ai participé à un débat intéressant sur Radio Accord en fin de semaine avec des avocates, des représentantes du planning familial et d'associations, sur des sujets aussi variés que les inégalités salariales, l'accés des femmes aux postes à responsabilité, la contraception et l'IVG, les violences faites au femmes.
Chacun de ces sujets méritait une emission en soi. Aussi, nous avons convenu de débattre à nouveau sur des thèmes plus restreints. Mais toujours en lien avec la parité et l'égalité Hommes/Femmes.

D'ici là, vous pouvez réécouter l'émission ici.