LGV Poitiers Limoges : en réponse à la lettre ouverte
Par Catherine Coutelle, jeudi 4 mars 2010 à 18:55 :: Mes points de vue :: #274 :: rss
En 2007, comme avant et comme depuis cette élection, j'ai dit et répété mon engagement pour une société durable dans laquelle les transports collectifs ont une place déterminante, j'ai exposé ma conviction que seul le développement économique et les interactions avec les régions voisines et l'Europe permettent de créer la richesse nécessaire à une juste répartition.
Lors de l'examen de la loi sur le Grenelle de l'Environnement, j'ai fait savoir la bataille que je menais, avec d'autres, pour que ce projet de LGV soit bien pris en compte par le gouvernement dans son schéma national d'infrastructures ferroviaires.
Chacune de mes interventions et questions orales a été communiquée à la presse, publiée sur mon blog ou a fait l'objet d'un article dans la lettre mensuelle que j'adresse à 5000 abonnés.
La Ligne à Grande Vitesse Poitiers-Limoges a été validée au terme d'un débat public auquel étaient invités l'ensemble des habitants de la circonscription. Elle a été confirmée par un vote à l'unanimité de l'Assemblée Nationale.
Nous en sommes aujourd'hui à l'étude des tracés.
J'ai plusieurs fois reçu une délégation du collectif opposé à cette ligne mais aussi des habitants ou entreprises impactés. J'ai répondu par de très longs courriers à de nombreuses interpellations. J'ai proposé deux combats qu'il me semblait important de mener.
- le financement. Parce que je ne « roule » pour personne sinon une vision de l'aménagement du territoire et de l'intérêt général, il m'apparait essentiel d'exiger de l'Etat une prise en charge forte de ce projet à travers de nouvelles sources de financement (taxation des activités et entreprises polluantes, etc.)
- la recherche du meilleur tracé possible et des aménagements indispensables à la vie des habitants. Depuis plusieurs mois, je suis sur le terrain. Je réponds aux invitations de ceux qui veulent faire entendre leur voix dans la négociation avec RFF et je relaie ces messages auprès des représentants de l'Etat et des ingénieurs ou techniciens de Réseau Ferré de France.
Alors qu'un combat ne peut être mené que s'il est porté collectivement, j'observe que le collectif signataire de la lettre ouverte n'a souhaité s'engager sur aucune de ces deux pistes.
D'autres, dont je suis, font le pari que c'est lorsqu'on est absent d'une discussion qu'on en ressort lésé et, qu'au contraire, participer à ces échanges ne signifie pas l'abandon de ses opinions et l'asservissement à un quelconque intérêt politique ou financier.
Les citoyens, électeurs ou non de la circonscription, méritent d'être défendus. Chacun des dossiers que nous parvenons à faire aboutir et les messages de remerciement de quelques uns me confortent dans cette démarche. Représentante de tous, je suis aux côtés des communes et de leurs habitants.

