Histoire et Géographie : une conception de la citoyenneté et de l'éducation !
Par Sébastien Aufort, mercredi 9 décembre 2009 à 16:37 :: Députée :: #259 :: rss
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Merci Mr Le Président
Ma question s'adresse au Ministre de l'Education Nationale Mr Luc Chatel.
Il y a juste un an nous avons adopté ici même dans le cadre de la mission mémorielle, sous l'autorité du Président ACCOYER, un rapport dont l'une des résolutions demandait « que l'enseignement de l'Histoire soit obligatoire en primaire et dans le secondaire ».
Aujourd'hui, non pas par souci d'efficacité comme vous le dites, mais par souci d'économie, l'enseignement de l'histoire et de la géographie est remis en cause.
Ces matières essentielles à la formation et à la liberté de penser vont devenir optionnelles dans les séries scientifiques du baccalauréat.
Considérer que l'enseignement de l'histoire n'est pas une priorité, c'est plus qu'une erreur, c'est une faute grave vis à vis des nouvelles générations de lycéens.
Alors même que le sommet de Copenhague s'ouvre sur l'avenir de la planète, le climat n’est-ce pas de la géographie?
- Alors même qu'ici vous lancez le débat très controversé sur l'identité nationale ;
- Alors même que le Président de la République impose la lecture de la lettre de Guy Mocquet à chaque rentrée ;
Beaucoup de français (pas seulement des professeurs), et jusque dans vos rangs, jugent cette décision incompréhensible.
D'un coté vous adoptez des discours qui convoquent souvent le passé de façon nostalgique voir dangereuse
De l'autre vous diminuer la place de toutes les sciences sociales qui donnent les clefs pour comprendre le monde de demain
Vous laissez supposer que de futurs « scientifiques » n'ont pas besoin de connaître l'histoire et la géographie de l'univers dans lequel ils vont exercer leur métier et qu’il faut réserver cette discipline aux littéraires.
Sans vous faire injure, Monsieur le Ministre, je rappellerai que lorsque l'enseignement de l'histoire et de la géographie, est remis en cause c'est souvent dans des régimes où la liberté de penser n'est pas la priorité de ceux qui exercent le pouvoir.
Comme le disait le savant Elisée Reclus: « L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace »
Plus qu'un appel en faveur de ces disciplines, c'est une conception de la citoyenneté que nous défendons.Une chose est sûre, monsieur le Ministre, vous ne marquerez pas le cours de l'Histoire !


Commentaires
1. Le mercredi 9 décembre 2009 à 17:54, par blin
2. Le jeudi 10 décembre 2009 à 11:03, par MARCEL
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