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mercredi 28 octobre 2009

Lecteurs du Figaro, relisez Beaumarchais

Les péripéties de la dynastie Sarkozy me rappellent évidemment la scène fameuse du « Mariage de Figaro ». Vieux de 200 ans, ce monologue est toujours une satire efficace de l'abus de pouvoir. De cette scène est d'ailleurs extraite la sentence « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur » phrase qui figure encore de façon anachronique sous l'entête du quotidien quasi officiel de la majorité présidentielle.
L'évocation de l'attribution de titre s'applique en quelques phrases au Conseiller Général des Hauts de Seine : « Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!...Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. »
Quant aux qualités nécessaires à l'exercice des responsabilités, « on pense à moi pour une place mais par malheur, j'y étais propre : il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint »... Il n'y a rien à ajouter.

lundi 19 octobre 2009

Samedi après-midi

Samedi, je participais avec plus d'un millier de personnes à la manifestation de soutien à Samuel, Jean-Salvy et Patrick. J'y ai vu de l'émotion mais aussi du calme et de la dignité. Nous partagions tous un sentiment de gâchis en pensant aux deux jeunes emprisonnés dont, à l'évidence, la responsabilité n'était pas celle des casseurs, organisateurs de l'émeute de la semaine précédente. Les pictaves demandent la vérité, aucun ne demandait une justice expéditive. De mon côté, j'attends toujours la réponse du Ministre de l'Intérieur à ma demande d'explications sur les origines des violences et les éventuelles défaillances des services.
Nous avons souhaité terminer le rassemblement à Blossac et éviter tout débordement.
Une provocation verbale d'un manifestant. Une réaction vive de la police qui a cru utile d'arrêter un élément provocateur au risque de créer des troubles graves.
Seule la responsabilité des manifestants et des familles a permis d'éviter le pire.
J'ai tenté ensuite de discuter avec le Directeur Départemental de la Sécurité Publique pour appeler au calme. Les forces de l'ordre doivent apporter sécurité et protection. Leur formation, leur retenue, leur sang-froid leur donne un rôle particulier. Jamais elles ne peuvent contribuer à aggraver une situation déjà tendue.

Toute provocation est irresponsable. De tous côtés.
La ville de Poitiers a besoin de retrouver sa vie apaisée. Nous voulons tous la vérité et la transparence sur les troubles du 10 octobre, nous voulons tous une justice sereine qui permette de sanctionner les vrais responsables.

La manifestation de ce soir m'inquiète.

Nous penserons tous à Samuel et Jean-Salvy que j'ai rencontrés ce matin à la prison de Vivonne. Leur demande de remise en liberté sera examinée cette semaine. Souhaitons qu'elle le soit dans un climat serein.

jeudi 15 octobre 2009

Evenements de Poitiers - Lettre à Brice Hortefeux

A la suite des évènements survenus à Poitiers samedi dernier, je viens d'écrire au Ministre de l'Intérieur afin d'obtenir des explications sur l'origine de ces violences et les éventuelles difficultés ou défaillances des services en amont de cette manifestation et pendant l'action des casseurs.

> Voir le courrier en PDF

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dimanche 11 octobre 2009

Communiqué - Condamnation des violences à Poitiers

Catherine Coutelle, députée, réagit aux violences dans le centre-ville de Poitiers ce samedi :

Encore profondément choquée, je condamne totalement la violence provocatrice et le vandalisme de ces emeutiers.

Je souhaite que la ville de Poitiers et les commercants puissent obtenir réparation de ces saccages. Ces dégradations interviennent dans un contexte difficile. J'adresse tout mon soutien aux poitevins et à leur maire. L'excellent festival des Expressifs ne devra pas non plus souffrir des conséquences de cette barbarie.

Je souhaite qu'une enquête soit menée pour comprendre l'origine de ces violences.

Le message politique de ces actes est illisible. La violence n'a jamais permis de faire progresser une cause.

Personne ne peut être du côté des casseurs.

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