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mercredi 22 juillet 2009

Pour le pluralisme de la presse


La pluralité de la presse est garante d’une démocratie en bonne santé.

J'ai évidemment signé la pétition initiée par un collectif de salariés de Centre Presse et La Nouvelle République.

La presse française vit une crise démocratique. En France une dizaine de nos grands quotidiens nationaux se trouve en difficulté financière; localement de plus en plus de quotidiens régionaux mutualisent leurs moyens et fusionnent leurs rédactions. Pourtant, la pluralité de la presse est garante d’une démocratie en bonne santé.

Malheureusement, en France, aucune disposition législative ne permet de garantir le droit du public à une information plurielle de qualité.

Lors des Etats Généraux de la presse, les demandes des journalistes pour améliorer le statut juridique des rédactions, n'ont pas été retenues par Nicolas Sarkozy.

Sa fascination pour les grands groupes de presse et sa sollicitude pour leurs actionnaires l'ont amené systématiquement à privilégier la santé financière de quelques uns, et la recapitalisation de ces groupes.

Le plan de modernisation de la presse coûtera près de 200 millions d’euro par an, sur trois ans. Pour autant, il ne permet pas de sauver nos rédactions locales.

Dans la Vienne, plusieurs dizaines d'emplois sont menacés mais aussi la qualité et la pluralité de l'information. Ce combat est l'affaire de tous !

Maintenant ça suffit !

Le travail du dimanche, la loi Hadopi, le délit de solidarité, la privatisation de la poste, les fermetures d’usines qui s’enchaînent, l’éducation nationale paupérisée, le droit à la santé bafoué, les libertés menacées les unes après les autres…

Le groupe des députés socialistes est de tous les combats. L’adversaire est de taille. Il maîtrise toutes les communications. Il passe en force sur tous les dossiers, il méprise les droits fondamentaux.

Il n’est pas une annonce présidentielle, il n’est pas un projet de loi qui n’ait reçu son alternative de la part des députes socialistes. Le travail accompli est considérable.

Non les députés socialistes ne se trompent ni de combat, ni d’adversaire. Non ! le groupe des députés socialistes ne cautionnera pas dans son camps l’hallali du matin et les torpillages du soir contre notre Parti. Non le groupe des députés socialistes n’accepte pas les « bourreaux des pleurs », ceux qui font du suicide collectif leur prière de tous les jours.

Maintenant ça suffit ! Chacun est libre de son expression, de son ambition, de l’épanouissement de son talent. Mais pas sur le dos de ses propres amis, pas sur le dos de nos concitoyens qui doivent pouvoir adhérer à un véritable changement de politique. Nous avons le devoir d’être sincèrement et collectivement au rendez-vous de leurs espérances.

Chacun doit se souvenir qu’il doit son élection à la confiance des militants du Parti socialiste et de ses électeurs. Halte au feu ! Notre combat collectif mérite mieux que les extravagances et le manque de sang-froid. Notre combat doit être mené à gauche avec fierté, la tête haute et en dehors des cimetières. Les Français peuvent compter sur les députés socialistes.