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vendredi 27 mars 2009

Les élèves d'Aslonnes veulent une loi pour les enfants de sans-papiers

J'étais vendredi dernier à Aslonnes pour échanger avec la classe de CM1-CM2 de Philippe LE MERRER. Ces enfants ont été retenus pour participer à l'opération annuelle du Parlement des Enfants.

Titouan, qu'ils ont élu député junior, me remplacera le 13 juin prochain à ma place dans l'hémicycle. Ils auront à examiner trois lois qui auront été sélectionnées parmi les 577 lois proposées par les classes.

A Aslonnes, j'ai longuement présenté aux enfants le rôle de députée en répondant à leurs questions très bien préparées et vraiment pertinentes. J'ai pris beaucoup de plaisir à cet échange une nouvelle fois et j'y consacré la matinée.

Les enfants m'ont présenté la proposition de loi qu'ils ont écrite visant à reconnaître le droit aux enfants de sans papiers de rester en France avec leurs parents. Je souhaite la publier ici car elle est tout à fait intéressante. Ils me l'ont présentée en panneaux très bien travaillés que j'essaierai de faire connaitre dans ma permanence. Ils se sont documentés longuement à travers des lectures de romans ou albums consacrés à la problématique qu'ils ont traitée. Leurs références nombreuses à la Convention des Droits de l'Enfant enrichissent leur travail.

Je souhaite que Titouan puisse défendre ce texte au Palais Bourbon et je vous laisse le découvrir ci-dessous, après quelques photos de notre rencontre.

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jeudi 26 mars 2009

Encore !

Une nouvelle fois, ce matin, dans le cadre des "Questions Orales Sans Débat" à l'Assemblée Nationale, Catherine Coutelle s'adressait à Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux Transports au sujet de l'axe routier Nantes-Poitiers-Limoges et notamment la mise à deux fois deux voies des routes nationales 147 et 149.

Lire ci-dessous la question et la réponse

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mercredi 25 mars 2009

5 ans de travail anéantis

Catherine Coutelle, députée de la Vienne, qui était auditionnée hier aux côtés de Philippe Brottier, Maire de Fontaine-le-Comte, par la Commission Nationale d'Equipement Commercial, réagit au refus de celle-ci d'autoriser un établissement cinématographique au sud de l'agglomération.  

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  Nous sommes en colère.

Au lendemain du printemps du cinéma, ce coup de gel économique et culturel vient décourager ceux qui se battent quotidiennement pour le développement local.

Ce projet de parc loisirs, et son « Cinéma Fontaine Alizés » s'inscrivait dans un ensemble cohérent voulu par les élus et acteurs locaux pour le développement économique du sud de l'Agglomération. Avec le transfert d'Auchan et la construction de la nouvelle zone, nous avons une dette envers la commune de Fontaine-le-Comte.

Le projet représentait 60 emplois, 20 millions d'euro d'investissement. L'arrivée d'un nouvel acteur culturel devait être également source de diversité de l'offre et de plus grande accessibilité pour tous.

Tout cela est balayé. 5 ans de travail sur ce projet sont anéantis.

Après le recours, j'avais pourtant obtenu de la ministre de la Culture que l'avis du gouvernement soit favorable. La décision de la commission est incompréhensible.

Ces dernières semaines, la mobilisation des habitants, des artisans et chefs d'entreprise, des communes voisines avait été forte. Je partage leur amertume. Je serai aux côtés des élus de Fontaine-le-Comte et de l'agglomération pour toute suite qu'ils jugeront utiles de donner à cette décision.

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mardi 24 mars 2009

Journée mondiale contre la tuberculose - Tribune

A lire dans Libération aujourd'hui !

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lundi 23 mars 2009

Journée mondiale contre la tuberculose - Communiqué de presse

A l’occasion de la Journée mondiale contre la tuberculose et de la publication du rapport de l’OMS sur la lutte contre cette maladie, Catherine Coutelle, députée de la Vienne, Jacqueline Fraysse, députée des Hauts de Seine Christiane Taubira, députée de Guyane, et Patrice Bessac, conseiller régional d’Ile de France, demandent au gouvernement d’augmenter la contribution financière de la France consacrée à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

De retour d’une mission d’étude au Burkina Faso, ils ont pu mesurer l’ampleur des ravages de la tuberculose, en particulier chez les personnes atteintes du sida pour qui la co-infection est la première cause de mortalité.

Alors que plusieurs traitements permettant de soigner ces maladies ont été développés et sont aujourd’hui disponibles, des milliers de personnes en sont encore privées.

Lutter contre ces fléaux est donc aujourd’hui une question de volonté politique.

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme existe. Il est un outil efficace de financement de projets construits par et pour les pays. C’est pourquoi, les quatre élus demandent au gouvernement d’augmenter la contribution de la France au Fond mondial à hauteur de 150 millions d’euros afin de participer au moins proportionnellement à son poids dans le PIB mondial.

La France ayant une responsabilité particulière dans la situation actuelle, ils demandent au gouvernement d’augmenter l’aide bilatérale à la santé, qui permet de compléter le dispositif du Fonds mondial et de répondre ainsi à des besoins spécifiques ou conjoncturels des populations.

mercredi 18 mars 2009

Dépénaliser la solidarité

La semaine dernière, après une séance du film "Welcome", Catherine Coutelle avait pris l'initiative d'une réaction du groupe socialiste de l'Assemblée Nationale.

La députée est intervenue cet après-midi lors de la séance des questions au gouvernement.

Vous trouverez le texte de son intervention ci-dessous.

Une proposition de loi dont elle est co-signataire a été déposée aujourd'hui visant à dépénaliser la solidarité dont font preuve des milliers de français en venant en aide à des personnes en situation irrégulière. Vous la trouverez ici. (articles + exposé des motifs)

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Attention aux chiffres...

Lors de discussions sur les changements à Poitiers dans l'accueil des demandeurs d'asile (plusieurs missions du Toit du Monde et les financements qui vont avec sont transférés à l'ANAEM, agence d'état), il m'a été plusieurs fois signalé, à titre d'argument, que la qualité de l'accueil au Toit du Monde crée un appel et qu'ainsi Poitiers recevrait davantage de demandes d'asile que la ville de Lyon. Mais on ne m'a pas donné de chiffre.

Surprise par cette information, j'ai profité d'une rencontre avec la Cimade à Paris pour leur demander ces données. Selon les chiffres de l'OFPRA qu'ils m'ont transmis, la Vienne enregistre 259 demandes (191 adultes, 67 mineurs accompagnants) quand le Rhône en compte 1292 (1052 adultes, 240 mineurs accompagnants) !

Poitiers, avec l'ANAEM, deviendra la porte d'entrée de toute la région. Aussi, pour optimiser l'accueil et le guidage des hommes et des femmes qui demandent asile dans la Vienne, pour un débat serein, il faut pouvoir s'appuyer sur des données exactes.
Je persiste, pour ma part, à souhaiter que toutes les structures, en particulier le Toit du Monde, qui ont fait la preuve de la qualité et du professionalisme de leur accueil, continuent à s'inscrire dans le réseau d'aide aux demandeurs d'asile en France. Elles doivent être soutenues.

mardi 17 mars 2009

OTAN


 
Laurent Fabius, ancien premier ministre, au nom du groupe Socialiste, Radical et Citoyen de l'Assemblée Nationale dans le débat sur l'OTAN

mercredi 11 mars 2009

Welcome - De l'urgence de légaliser la solidarité

Catherine Coutelle, députée de la Vienne, assistait en soirée hier mardi à une avant-première du film "Welcome" en présence du réalisateur Philippe Lioret, de l'acteur Vincent Lindon, d'un co-scénariste et de plusieurs acteurs.

Touchée par cette œuvre qui fait écho au constat quotidien du traitement inhumain de sans-papiers et de ceux qui les aident, Catherine Coutelle a pris l'initiative d'une réaction du groupe socialiste de l'Assemblée Nationale. Notamment sur le problème dénoncé des sanctions prononcées envers ceux qui aident les personnes en situation irrégulière.

Alors qu'elle prenait l'avion en début d'après-midi, la députée n'a pu poser la question d'actualité au gouvernement. Le sujet a donc été relayé par une autre députée du groupe socialiste avant qu'un communiqué que vous pourrez lire ci-dessous ne réaffirme la volonté du groupe de faire évoluer la loi sur ce point.

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mardi 10 mars 2009

Burkina Faso

Catherine Coutelle, députée de la Vienne, est membre du groupe d'étude de l'Assemblée Nationale sur le SIDA. A ce titre, elle s'envole ce mercredi au Burkina Faso pour un voyage d'étude jusqu'au 14 mars sur le rôle de la France dans la lutte contre la tuberculose (en amont de la journée mondiale le 24 mars) et la co-infection tuberculose/VIH.

vendredi 6 mars 2009

Dans la crise, les femmes sont les premières touchées

Quand l'économie va mal, les femmes en sont les premières victimes.
Quand le chômage est fort, les femmes sont particulièrement touchées.
Quand les salaires n'augmentent pas, ceux des femmes restent insuffisants et injustes comparés à ceux des hommes.

Le temps partiel symbolise le concentré d'inégalités que subissent les femmes dans la société. Temps partiel subi, horaires éclatés et décalés, contrats de faible durée, peu d'évolution de carrière... et plus tard, une conséquence : faibles retraites. Les femmes sont sur-représentées dans les secteurs à temps partiel (commerce, nettoyage, services aux particuliers, hôtellerie, grandes et et moyennes surfaces...). Elles travaillent 5 fois plus à temps partiel que les hommes et sont 4 fois plus nombreuses en sous-emplois, qui ne favorisent pas l'accès à un emploi durable.

L'inégalité salariale atteint 40% entre hommes et femmes si l'on inclut le temps partiel. Leurs revenus sont donc très fortement inférieurs à ceux des hommes.

Cette précarité met les femmes en insécurité.
Les conséquences sont encore aggravées pour les mères célibataires et les femmes seules.

Cette injustice ne peut perdurer. Il faut leur permettre d'accéder à la formation professionnelle, y compris dans le cadre de contrats à temps partiel. C'est une priorité qu'il faut encourager en compensant les frais occasionnés (loi du 23/03/2006). Nous devons d'autre part favoriser une meilleure organisation du temps de travail (horaire hebdomadaire minimal, calendrier communiqué par avance...), revaloriser les métiers de services, vérifier l'impact de nos textes législatifs et règlementaires sur la discrimination hommes/femmes (les sénateurs viennent de supprimer l'amendement qui obligeait les études d'impact des lois sur cette discrimanation H/F !).

Le congé de paternité (mis en place par Ségolène Royal en 2001) doit évoluer vers un congé parental partagé dans le couple (mais dont une partie ne peut etre prise que par le père). Cette révolution des règles et des mœurs autour des congés, de l'aménagement du temps de travail et du partage des taches est la clé de l'égalité professionnelle. "La famille est une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux femmes et la société trop sérieuse pour etre abandonnée aux hommes".

La journée du 8 mars, journée internationale des femmes, en pleine crise économique et sociale, permet de souligner les discriminations dont elles font l'objet. Parce que les femmes sont les premières victimes, les plus touchées, les lois et les mesures doivent être écrites d'abord pour elles, avec la volonté de corriger ces inégalités.

S'attaquer à la précarité des femmes, c'est s'attaquer à la précarité de tous. Combattre les inégalités à l'égard des femmes, c'est exiger la justice sociale pour tous.

mercredi 4 mars 2009

Institutions : la réforme impossible

Simplifier le mille-feuilles administratif, rapprocher le citoyen des décisions, clarifier les compétences des collectivités. Les ambitions de la Commission Balladur étaient grandes et l'on pouvait espérer aboutir à la 3e phase de la décentralisation. C'est d'ailleurs à ce titre que Pierre Mauroy, auteur avec Gaston Deferre de la régionalisation en 1982, avait accepté de participer aux travaux.

Ce qui est en jeu, c'est la gestion des territoires et surtout l'équilibre des moyens dégagés par les collectivités en fonction des compétences. L'économie, la répartition de la population, les échanges physiques et virtuels ont bouleversé les frontières.

Mais si le débat s'est focalisé sur la « disparition » de la Picardie ou de Poitou-Charentes, c'est que l'enjeu est tout autre. Il y a là une manoeuvre du gouvernement à un an des élections régionales pour reconquérir les régions majoritairement administrées par les socialistes. Cette arrière-pensée politique rend cette réforme « impossible ».

Si la cellule de base de la démocratie locale reste la commune, elle ne peut rester dans un système de gestion et de représentation qui fait de la France l'exception de l'Europe (Elle compte à elle seule la moitié des communes de l'Union). De même, pour les cantons, il faut continuer à gérer les espaces les moins urbanisés mais en tenant compte du déséquilibre démographique et de la sous-représentation des urbains.

La question de la taille des régions n'est pas si fondamentale. La coopération inter-régionale, les projets bi ou multilatéraux sont de bien meilleures solutions.
En Allemagne, les « länder » sont de taille et de richesse très variables. L'Union Européenne a su mener ce projet inter-régional, riche d'expériences et notre région de l'Arc-Atlantique y a tenu sa place.

Aujourd'hui, il est certain que dans le contexte de crise économique et sociale, l'opinion est moins concernée par la Réforme Territoriale. C'est pourtant à ce niveau que se déterminera la qualité de vie et de responsabilité des citoyens dans vingt ans... au-delà des opportunités et sous-entendus politiques des réactions d'aujourd'hui.

Pour réformer les institutions, il est indispensable de partager un diagnostic et discuter des objectifs. Il faut pour cela ouverture, concertation et courage. Le pays avait besoin de cette réforme. Elle ne saurait être confisquée et instrumentalisée.

lundi 2 mars 2009

</HADOPI>

La direction du groupe CGR Cinémas vient de m'interpeller par courrier, me demandant de soutenir la loi "Création et Internet" (dite HADOPI). L'occasion pour moi de faire connaitre ma position dans ce débat... Ce projet est inadapté, dangereux, obsolète et fortement couteux. Il va à l'encontre des évolutions de la société alors qu'il est urgent de changer de paradigme si l'on veut éviter de renforcer la défiance entre les artistes et les internautes. Il faut réinventer le rapport du producteur au consommateur. La "licence globale" proposait sans doute le début d'une solution plus réaliste...

Lire ci-dessous mon courrier dans son intégralité

 

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