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mercredi 28 mai 2008

Communiqué - Amendement parité

COMMUNIQUE DE PRESSE
28/05/2008

Catherine Coutelle députée de la Vienne réagit avec quatre de ses collègues du Groupe Socialiste Radical et Citoyen (Catherine Génisson, Danièle Bousquet, Pascale Crozon, Monique Boulestin), sur le vote d'un amendement au projet de loi de modernisation des institutions, en faveur de l'égalité entre hommes et femmes.

Le soir du 27 mai, dans le cadre de la loi sur la Modernisation de la Constitution, la députée UMP Marie-Jo Zimmerman, Présidente de la délégation au droits des femmes a présenté un amendement « favorisant l'accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Fidèle à ses engagements en faveur de la parité, et contre l'avis du gouvernement, le Groupe Socialiste Radical et Citoyen a soutenu avec vigueur cet amendement, insistant notamment sur le fait qu'il ne s'agissait pas de « quota » mais d'un principe d'égalité.

Cet amendement a donc été voté par une forte majorité grâce aux voix du groupe socialiste.

Catherine Coutelle tient à saluer ce progrès dans le sens d'une parité à tous les niveaux de la société.

mardi 27 mai 2008

Liaisons routières et ferroviaires est-ouest

Catherine Coutelle a adressé au gouvernement il y a quelques minutes une question sur les liaisons routières et ferroviaires est-ouest et notamment Poitiers-Limoges.
Voir le texte ci-dessous.
Vidéo et texte de la réponse mis en ligne dans les prochaines heures

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vendredi 23 mai 2008

Loi sur les OGM

Article paru dans le quotidien « La Nouvelle République » du jeudi 22 mai 2008 dans lequel je me suis exprimée sur les raisons pour lesquelles j'ai voté contre la loi sur les OGM :

« A partir du moment où la loi sur les OGM existe, elle n'est plus réversible. Car même si nous l'abrogions, la dissémination serait là.

Nous demandions qu'il y ait des clauses de protection des zones AOC. Ce qui nous a heurtés, c'est le rajout par les sénateurs de la mention « avec ou sans OGM » au texte gouvernemental qui indiquait : « Il est possible en France de pratiquer l'agriculture sans OGM ».

Ce sont des décisions difficiles qui engagent l'avenir et sur lesquelles on n'a pas de certitudes. On a eu le sentiment d'être soumis à la pression de Monsanto qui avance comme un rouleau compresseur. Il y a un risque économique de mainmise de ce groupe sur l'agriculture mondiale et un enjeu de santé.

Ce qui me désole dans ce débat, c'est que l'on va faire fuir toute recherche publique fondamentale. On agite des peurs parfois irrationnelles, parfois réelles, alors que l'on a besoin de recherche agronomique indépendante. Si l'on peut faire des peupliers qui soient moins gourmands en eau grâce aux OGM, ce n'est pas forcément une mauvaise chose.

J'ai le sentiment qu'il y a des ayatollahs un peu partout »

vendredi 16 mai 2008

Anniversaire

Dans ce mois de mai 2008, on commémore beaucoup 68 et non le 50ème anniversaire du retour des gaullistes au pouvoir. Pourtant la majorité se réfère au fondateur de la Vème république...Ce silence au moment où se discute la réforme constitutionnelle est bien singulier.

Taillée sur mesure pour la personne du Général de Gaulle, cette Constitution est anachronique dans nos démocraties occidentales, il faut la réformer. Mais les socialistes ne veulent pas que, sous prétexte de redonner un peu de lustre au parlement, on voit s'accroître l'aspect présidentiel du Régime. La critique "politicienne" qui est faite au parti socialiste à propos des nouvelles dispositions ne tient pas. Il faut réellement redonner au Parlement son rôle, à l'opposition sa fonction et les moyens de l'exercer.

La question de la réforme du Sénat n'est pas secondaire. La capacité que la chambre Haute a de bloquer toute réforme ne correspondant pas aux souhaits d'une majorité inamovible élue sur des bases démographiques dépassées est aussi anachronique.

50 ans ont passé depuis 1958...La Réforme démocratique de la Constitution pourrait marquer cet anniversaire.

mardi 6 mai 2008

Un an : triste anniversaire... pour les femmes !

Mon intervention cet après midi lors des questions au gouvernement :


Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Cher(e)s collègues,

Ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre.

Au bout d'un an, la politique menée par le Président de la République ne sert qu'à payer le paquet fiscal.

Et quand « les caisses sont vides! » (je cite Monsieur le président), les femmes sont les premières victimes de votre politique.

Vous n'avez plus les moyens d'appliquer votre politique d'égalité. Le président de la République avait pourtant déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions : salaires, responsabilité, reconnaissance sociale, l'exigence d'égalité ».

Ces exigences ont été rappelées lors de la conférence sur l'égalité des salaires par Monsieur Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité... Mais pas du Droit des Femmes. Cet intitulé est passé à la trappe dans votre gouvernement, est-ce une erreur ? Je ne le pense pas.

A deux mois de la présidence française de l'Union, la marche vers légalité recommandée par l'Europe est en panne ici.
La France fait toujours figure de très mauvais élève .

Les femmes sont les premières victimes de vos politiques :

les écarts de salaires sont toujours de 40 % entre hommes et femmes si l'on compte les emplois précaires.
les femmes attendent toujours la revalorisations des petites retraites, « de 25% » avait promis Monsieur le président !
les femmes sont les premières à occuper les emplois précaires : temps partiels subis, CDD, horaires contraints,
la baisse du pouvoir d'achat qui atteint tous les français touche particulièrement les familles mono-parentales.

Premières victimes des paupérisations, les femmes vont-elles attendre encore longtemps les promesses du président ?

Vous leur donnez de biens mauvais signaux : plus de ministère, pas de budget lisible pour l'action en faveur du Droit des femmes, et maintenant le démantèlement des Services au droit des femmes, tant au niveau central que local.

Pour que la France rattrape enfin son retard, il faudrait une politique forte et ambitieuse. Nous ne voyons rien !!

Qu'avez vous à proposer à toutes celles qui ne sont pas concernées par les promesses et par les réformes de votre gouvernement ?

"Les français me jugeront sur mes actes" - Nicolas Sarkozy (2007)

En ce jour anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, pourquoi ne pas se rappeler ses promesses de campagne :

 

vidéo proposée par un membre de RéSo, Réformistes et Solidaires

Mai 1968

Interview de Catherine Coutelle sur les évènements de Mai 1968

- Où étiez-vous et que faisiez-vous en mai 1968 ?

Je finissais mes études à Caen. Avec mon mari, nous sommes arrivés à Poitiers fin 1967 (pour 3 ans pensions-nous). Je commençais à préparer les concours d'enseignement (en histoire).

- Avez-vous participé au mouvement, et de quelle façon ?

Adhérente du PSU de Michel Rocard, j'ai participé activement à cette période de débats incessants, à chaque terrasse de café. J'ai pris part aux assemblées générales (réinventer l'université, discuter de nouveaux rapports de forces dans la société...), aux manifestations (dont celle du 13 mai, la plus massive qu'ait connu Poitiers)...
Dans le confolentais -où je réalisais des enquêtes pour un bureau d'étude, la perception des évènements était en total décalage avec ce que nous vivions à Poitiers. C'était un peu surréaliste. Les camions de fraises qui ne pouvaient atteindre Paris étaient distribués ; des régiments passaient vers des destinations inconnues ; les rumeurs les plus étonnantes circulaient.
En écoutant De Gaulle fin mai annonçant la dissolution, nous avons compris que le mouvement était terminé. J'ai alors fait ma première campagne législative pour notre candidat PSU. J'ai sillonné et découvert le département sans penser qu'un jour j'en serais députée.
C'était une période bouillonnante qui m'a permis de très vite m'intégrer dans une ville que je ne connaissais pas six mois avant et de construire des relations qui durent encore.

- 40 ans plus tard, pensez-vous qu'il faille "liquider l'héritage de Mai-68", ou qu'au contraire cette période a encore une influence bénéfique sur notre société ?

Il n'est ni possible, ni souhaitable de "liquider le passé". Aujourd'hui, nous l'analysons différemment mais cette période reste positive : réflexion, contestation de la sociéte de consommation ("les Choses" de Perrec nous avait marqués), arrivée massive d'une nouvelle génération (du collège à l'université, les locaux étaient trop petits), changements rapides des comportements, des modes d'éducation, des relations entre générations.
En France et ailleurs, ce mouvement était lié à l'arrivée de la nouvelle génération qui n'avait pas vécu directement la guerre et qui appréhendait le monde très différemment de ses aînés.
Dans toute période de rupture, le balancier va parfois un peu loin. Mais une grande part de cet héritage nous est toujours utile et beaucoup des combats de l'époque sont toujours d'actualité.