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vendredi 29 février 2008

Sur le terrain

En temps normal, je consacre le plus souvent 5 jours dans la Vienne et 2 à l'Assemblée Nationale. La pause parlementaire me donne le temps d'être davantage présente sur la circonscription. Je cumule ces jours-ci mes dernières actions et réunions d'adjointe au Maire et Vice-Présidente CAP, ma mission quotidienne de députée et le soutien à plusieurs amis engagés dans des campagnes électorales (cantonales ou municipales).

Mercredi, la journée a été rythmée de rendez-vous de citoyens venus solliciter mon aide, ou des conseils sur des sujets personnels ou professionnels. J'ai eu l'occasion également de faire le bilan de mon action municipale avec les services qui m'ont accompagnée et de remercier tous les fonctionnaires territoriaux sans qui aucune politique ne pourrait être mise en musique.

Jeudi, après quelques rendez-vous, j'avais choisi de consacrer la journée au canton de La Villedieu-du-Clain. Mon ami, Pierre Cartraud, quitte ses différents mandats et je souhaitais avant l'échéance de la fin mars profiter de sa présence pour parcourir les communes qu'il connait bien.

Aux Quat'z Assiettes à Smarves, avec quelques élus du canton, nous avons échangé sur les opportunités pour la gauche sur ce territoire le 16 mars. J'ai plaisir à constater, comme sur d'autres cantons, que la campagne législative l'an dernier a fait naître des envies, a fait s'affirmer des convictions politiques, encouragé des élans citoyens. De nombreuses listes dont je partage les valeurs pourraient l'emporter.

Avec Pierre Cartraud et Gérard Rivaud, candidat socialiste aux cantonales, nous avons rendu visite à un agriculteur de Dienné. Jean-Bernard Niort, éleveur de porcs sur paille, souhaitait nous présenter son installation et échanger sur les enjeux de l'agriculture. L'échange a été extrêmement utile et nous a permis de mieux appréhender les difficultés de ces hommes (souvent) aux multiples casquettes (agriculteur, gérant, comptable, employeur...), contraint assez fréquemment à des réorientations de leurs activités et dont le travail important ne permet parfois de dégager qu'un maigre revenu. Pendant une heure et demie, nous avons discuté librement des aides publiques à l'agriculture, des perspectives pour les jeunes souhaitant reprendre aujourd'hui une activité agricole, des OGM, de l'irrigation, des infrastructures routières, etc...

A Fleuré, nous avons rendu visite à plusieurs entreprises de la zone d'activités Anthyllis, portée par la communauté de communes de La Villedieu du Clain. Claude Périchon du laboratoire de prothèses dentaires, ou l'association régionale de formation des aides à domicile par exemple nous ont dit leur satisfaction de trouver auprès de la collectivité l'aide à leur installation puis leur développement. Nous avons également échangé sur leurs professions, les enjeux du canton ou encore les difficultés socio-économiques du pays.

Le soir, comme presque tous les soirs jusqu'à la fin de ces campagnes électorales locales, j'ai participé à une réunion de soutien à une liste qui défend un projet, des valeurs et des pratiques de gauche. Après le 16 mars, élue de l'ensemble de la 2ème circonscription, je travaillerai sans exclusive avec l'ensemble des 38 maires comme j'avais commencé à le faire depuis le 17 juin dernier. Mais chacun comprendra qu'à l'heure où l'on demande aux citoyens qui m'ont fait confiance comme députée de choisir entre plusieurs listes animées, je le crois, par des convictions différentes, je m'engage pour soutenir ceux qui ont placé la transparence, la solidarité, la citoyenneté au premier rang de leurs préoccupations.

Ainsi je participais hier soir au comité de soutien de la liste "Ligugé 2008, Cap vers l'avenir" conduite par Jean-Philippe Ruaud qui a su créer une dynamique, une rigueur et une cohésion qui font croire que les ligugéens ont entre leurs mains dimanche prochain, la possibilité de donner un nouvel élan solidaire à leur village.
Chaque soir, (puisque cette activité se répète pour différents candidats ou candidates quasi-quotidiennement), je rends hommage à ces françaises et français (plus d'un million de candidats), quelques soient les opinions, qui font le choix de donner du temps, de l'énergie à défendre l'intérêt général et l'avenir de leur territoire.

Ce matin, je retrouvais avec plaisir des militants nombreux à la permanence pour la mise sous pli du 5ème numéro de ma lettre mensuelle (Autrement - inscription parmi les destinataires sur demande - ou téléchargement sur ce site). L'ambiance est excellente et leur soutien me fait extrêmement plaisir. Merci à eux.


Suite de la journée : inauguration du salon de l'étudiant, visite du pôle bio-santé, réunion du comité de direction de l'office de tourisme et à nouveau des réunions publiques ce soir...

Vous le voyez, deux jours dans la vie de députée, ce sont des dizaines d'habitants et habitantes rencontrés, de très nombreuses demandes auxquelles je tente de répondre mais aussi le sentiment d'être portée tout au long de mon action par des militants, des sympathisants, de simples citoyens qui apprécient ce qu'est l'action quotidienne de la gauche et qui aspirent au changement dans notre département, ou dans le pays, là où la solidarité, le respect, la laïcité sont menacés...

Le combat continue. La semaine prochaine ressemblera un peu à celle-ci. Mais je serais aussi à Paris pour des réunions de commissions à l'Assemblée, à Bruxelles pour la célébration de la journée internationale des femmes ou même au Sénat pour un colloque France-Canada.

Catherine Coutelle

lundi 25 février 2008

Casse toi, pauvre c...

Seul commentaire à faire sur l’évènement : il semble y avoir inadéquation entre la fonction de Président de la République et les capacités de dignité de celui qui l’exerce.

dimanche 24 février 2008

Double faute

L’affaire du jugement du Conseil Constitutionnel sur la loi d’orientation est TRES GRAVE. Je ne reviens pas sur le texte de la loi que le parti socialiste a refusé de voter, je m’en explique dans la prochaine lettre de députée.

La double faute est celle du Président de la République, gardien de la constitution. Vouloir imposer la rétroactivité de la loi, renvoit aux pires pratiques liberticides du régime de Vichy, quand ont été condamnés à mort et exécutés des militants communistes qui avez déjà été jugés auparavant avec des peines de prison. La rétroactivité est inacceptable dans le droit.

Remettre en cause l’avis du Conseil Constitutionnel, c’est refuser la constitution dont le Président de la République est lui-même le garant.

Au début de la 3ème République, le Président a voulu s’opposer à la Constitution. Gambetta, chef de l’opposition, lui demanda de se soumettre ou de se démettre, ce qu’il fît.

samedi 23 février 2008

Ah... le bon temps du certif !

Périodiquement, face aux difficultés pédagogiques (bien réelles) de notre société en mouvement, apparaît le désir nostalgique du retour au passé.

L’enseignement de la Marseillaise, de l’instruction civique, de l’orthographe, des maths, revient à l’ordre du jour pour un retour à un mythique programme scolaire idéal.

Ancienne professeure de l’IUFM et ayant préparé de nombreux maîtres à leur métier, je connais assez bien la question des programmes. Dans ma carrière, j’ai connu beaucoup de modifications de programme et de volonté de retour à ce type de contenu.

J’ai constaté à chaque fois que les politiques qui tenaient ces discours n’avaient en général, pas lu les programmes qu’ils critiquaient où l’enseignement civique, la Marseillaise, et bien d’autres matières essentielles n’ont jamais disparu.

Une fois de plus, l’effet d’annonce remplace la pensée politique.